L'affiche générique et la couverture de la brochure de saison 26·27

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L'affiche générique et la couverture de la brochure de saison 26·27

Publié le 19 juin 2026
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photo d'illustration

Pour incarner la saison CAPTIVES 26·27, l’Opéra Grand Avignon s’appuie sur une image forte et immédiatement lisible, signée Kourtney Roy, qui condense en un seul regard les tensions au cœur de la programmation.

Dans un espace identifiable, presque banal (clôture blanche, jardin baigné de lumière) un corps s’inscrit dans une posture instable, entre chute et redressement. Drapé d’une robe bleu intense, il s’élance vers une végétation éclatante, mais s’y trouve littéralement absorbé : le visage disparaît sous une masse d’un magnifique bougainvillier d’un rose saturé, envahissant jusqu’à occulter toute identité. Ce qui devait être décor devient obstacle, ce qui devait être refuge devient contrainte. L’image joue ainsi d’un contraste saisissant entre ouverture et empêchement. L’extérieur est là, visible, accessible en apparence et pourtant le corps reste assigné à un espace clos, contenu par la barrière derrière lui comme par la végétation qui l’engloutit. La posture elle-même, à la fois dynamique et empêchée, traduit cette tension : élan vers l’extérieur, impossibilité de s’en extraire.

Avec son écriture visuelle immédiatement reconnaissable, Kourtney Roy compose une scène à la fois artificielle et troublante, où chaque élément (couleur, cadrage, saturation des couleurs) participe d’une narration silencieuse. Rien n’est explicite, tout repose sur un déséquilibre, un trop-plein, une visibilité empêchée.

Cette photographie incarne pleinement l’esprit de la saison CAPTIVES : une exploration des formes contemporaines de l’enfermement, parfois invisibles, souvent insidieuses. Elle ne montre pas une captivité spectaculaire, mais une captivité diffuse, intime, presque séduisante, celle qui s’exerce sans murs ni chaînes apparents. En s’imposant comme image générique et couverture de la brochure de saison, elle affirme un parti pris clair : faire de l’identité visuelle un prolongement direct du projet artistique. Une image qui attire par sa couleur, retient par sa composition, et révèle, derrière son apparente évidence, une tension profonde : celle d’un corps visible, mais entravé.

 

Photo d'illustration

 

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