Site officiel de l'Opéra Grand Avignon
  • LA VEUVE JOYEUSE LEHÁR
    LA VEUVE JOYEUSE, LEHÁR

    Diffusion du 31/12/20 à 20h30 au 15/01/21
    (chaîne YouTube Opéra Grand Avignon)

    Lire la suite

    Accès gratuit

  • (Ré)Ouverture - Saison 2020/2021 - Le programme
    Programme de la saison

  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

Cher Public,

 
Tout comme vous, nous avons appris hier soir que nous ne pourrions finalement pas rouvrir nos salles de spectacles à compter du 7 janvier 2021. (suite…)

[EN LIVE] LE MESSIE DU PEUPLE CHAUVE

  • Dates
Vendredi 20 Novembre à 20h30
  • Infos pratiques
  • Tarifs : GRATUIT
  • Opéra Confluence
    Durée 1h30

Après les dernières annonces du Président de la République, l’Opéra Grand Avignon poursuit son activité de création artistique autour de ses productions.
Certes l’accueil du public ne pouvant se faire dans les salles pour les représentations, l’Opéra Grand Avignon et l’Orchestre National Avignon Provence invitent les publics à se connecter sur operagrandavignon.fr et sur la chaine YouTube de l’Opéra Grand Avignon pour suivre le spectacle en direct et gratuitement :

 

Opéra en un acte
Adaptation libre d’Éric Breton du roman Le Messie du peuple chauve d’Augustin Billetdoux
 
Direction musicale Samuel Jean
Mise en scène et lumières Charles Chemin
Scénographie Adrian Damian
Costumes Robin Chemin
Réalisation des costumes Ateliers de l’Opéra Grand Avignon
Collaboration aux lumières Gaëtan Seure
Collaboration à la scénographie Razvan Pascu
Sculpture lumineuse et réalisation des décors H3
Études musicales Thomas Palmer

Par ordre d’apparition :
M.M Marie Kalinine
Simon Pierre-Antoine Chaumien
Capilea Domina Géraldine Jeannot
La mère Lydia Mayo
Elsa Chloé Chaume
Le Président Laurent Deleuil
Judas Adrien Djouadou
Orchestre National Avignon-Provence
Chœur, Ballet et Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon

 
Nouvelle production
En coproduction avec le Festival de Sarajevo

 

 
Le Messie du Peuple Chauve ou le compositeur et les sortilèges
Riche d’une histoire complexe, l’opéra, forme majeure de la musique occidentale, compte déjà plus de quatre siècles depuis sa naissance. C’est dire les innombrables et épineuses questions auxquelles se trouve confronté tout compositeur qui décide d’apporter sa pierre à l’édifice. Objet de batailles acharnées, de l’atonalité au néoclassicisme, quel langage musical choisir en ces premières décennies du XXIe siècle ? D’abord les paroles et puis la musique, ou l’inverse ? Dans l’ère si inquiétante du post-modernisme, quel message porter ? Doit-on être tragique ou bien comique ? Faut-il bâtir immense ou opter pour la concision minimaliste ?… Eric Breton, qui ne s’est dérobé face à aucune de ces questions, a d’abord décidé, chose inédite, d’écrire un opéra traitant du problème sans doute le plus épineux qui se pose aujourd’hui à la planète : le désastre écologique. Pour cela, il a adapté lui-même le roman et la pièce de théâtre Le Messie du Peuple Chauve d’Augustin Billetdoux, textes ô combien singuliers.
À vingt-cinq ans, Simon, atteint de calvitie, se replie sur lui-même jusqu’à ce qu’il découvre être né à partir d’un don. Il est le « Fils de l’Humanité ». Attirant autour de lui un petit groupe de fidèles, il comprend peu à peu que le mal dont il souffre, ainsi que bien d’autres humains, n’est que l’une parmi les nombreuses manifestations d’un dérèglement climatique croissant : déforestation et calvitie relèvent d’une origine commune. Simon imagine alors qu’il doit réaliser quelque chose d’inouï. Ainsi devient-il Le Messie du Peuple Chauve dont la mission sera de reboiser l’âme humaine en même temps que la planète.
Entre drame et comédie, Le Messie nous guide sur la voie qui mène au désastre ou à l’enchantement. L’issue n’appartient qu’à nous… Philippe André
 

 
Le Messie du Peuple Chauve est une oeuvre qui nous parle d’aujourd’hui et de demain, des choix que l’on fait, de l’impact que nous avons sur notre environnement.
Un jeune homme se découvre un début de calvitie. Il sent absurdement son univers basculer, et c’est par ce drame personnel relatif qu’il prend conscience que le monde lui-même bascule. Prolongeant résolument la matière poétique du livret et de la musique, la création scénique s’attache à façonner un écosystème sans bornes, intangible, dépouillé, tout en reflets, alternant le très lumineux et le clair-obscur. Et c’est à travers l’oeil de Simon, telle une caméra subjective, que la fable, épique et quotidienne à la fois, est mise en jeu. Cette histoire de calvitie précoce, appelée alopécie androgénétique, métaphorise une prise de conscience nécessaire de la déforestation, et permet, avec d’autres éléments comme des sms, forums internet, spots TV, d’insuffler de l’auto-dérision dans le dramatique cheminement intérieur du protagoniste. Un cheminement pour lequel la frontalité est importante. On regarde le public dans les yeux, on adresse l’opéra à chacun, les mots comptent. La mise en scène est ancrée dans le présent, mais flirte avec un ailleurs poétique et insolite, créant un effet d’aller-retour avec le réel.
“Les héros fondent les cités” dit Pascal Quignard dans un opus de Dernier Royaume. Simon est un héros moderne embarqué dans une quête de vivre ensemble. Même s’il échoue, il aura apporté sa pierre à l’édifice. En cela, la métaphore religieuse est intéressante, et traitée comme un archétype. Les paroles fraternelles ne valent-elles pas autant que le sacrifice ? La mission d’un martyre n’est-elle pas de redonner espoir et conscience, plutôt que de changer le monde lui-même ? Plus encore que les conséquences terribles de la dégénérescence de la Terre, qui sont largement connues, nous mettons l’accent sur la recherche d’avenir commun et d’attention au vivant. La corrélation du “je” et du “nous” est un enjeu primordial. Une utopie sans laquelle une cité ne peut pas faire sens. Ni une planète être sauvée. Charles Chemin metteur en scène

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Nom*
  • E-mail*
  • Site web
  • Message*

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.