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Compte-tenu de la non-réouverture prochaine des salles de spectacle et de la contexte sanitaire actuel, l’Opéra Grand Avignon est contraint d’annuler les représentations jusqu’au 30 mars 2021, à savoir : (suite…)

DIE FLEDERMAUS J. STRAUSS (La Chauve Souris)

  • Dates
Samedi 19 Juin à 20h30
Dimanche 20 Juin à 14h30
  • Infos pratiques
  • Tarifs : À partir de 10 euros
  • Opera Grand Avignon
    Durée : 2h30

Opérette en trois actes
Livret de Richard Genée et Karl Haffner
d’après Le Réveillon d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy
Création à Vienne le 5 avril 1874
Chanté en allemand, surtitré en français
 
Direction musicale Claude Schnitzler
Mise en scène Jean Lacornerie
Assistant à la mise en scène et chorégraphe Raphaël Cottin
Scénographie et costumes Bruno de Lavenère
Lumières David Debrinay

« 43 jours et 43 nuits de fièvre. La légende veut que Johann Strauss ait composé La Chauve-Souris d’une traite en se plaçant dans un état de surexcitation permanente. Enfermé pendant 43 jours et 43 nuits dans son cabinet de travail, il aurait poussé son génie jusqu’aux limites du délire. Son épouse Jetty a raconté qu’il se mettait parfois à pleurer de joie au milieu de son travail. Même si cette belle histoire n’est qu’en partie vraie, Strauss a composé le chefd’oeuvre que l’on connaît, ce mélange incomparable de gaité et de nostalgie, dans un moment d’exaltation créatrice. Quel instinct lui a fait deviner dans le livret qui lui était fourni qu’il pourrait y exprimer l’essence de la civilisation austro-hongroise sur le déclin ?
Ce livret est l’adaptation du Réveillon écrit par le célèbre duo d’auteurs français Meilhac et Halévy qui ont tant collaboré avec Offenbach. Leur pièce est elle-même inspirée d’un succès berlinois Das Gefängnis (La Prison) de Roderich Benedix. Elle met en scène au fin fond de la Creuse une bourgeoisie vaniteuse, qui rêve de fête et de grandeur. Leur dialogue mordant et vif dont on va retrouver des pans entiers dans l’adaptation viennoise (1) , est implacable à l’égard de ces bourgeois qui flottent dans les manteaux trop grands pour eux de l’aristocratie.
 
Le librettiste Richard Génée (2), dans son adaptation pour Johann Strauss et pour le public viennois, va changer la sous-préfecture de Pincornet les Boeufs en une villégiature chic non loin de Vienne et métamorphoser le riche propriétaire Gaillardin en Gabriel von Einsenstein. Nous voilà projetés au coeur de la nouvelle classe dirigeante de l’Empire, celle des banquiers et des entrepreneurs récemment anoblis. Les situations et les intrigues sont les mêmes, mais les aspirations des personnages ont changé. Ils ne rêvent plus de grandeur, ils rêvent d’entrer dans un monde de plaisir et de jouissance. Johann Strauss va mettre en musique cette aspiration, cette quête du bonheur impossible. Sa musique fait entrer les personnages dans une autre dimension que la satire sociale. Elle exprime à la fois l’énergie de la gaité et la nostalgie d’un monde qui n’existe plus, un monde de distinction et de raffinement. La musique dans La Chauve-Souris est plus grande que les intrigues et les personnages de la comédie. Cela ne crée pas pour autant un déséquilibre. C’est pour moi une invitation à explorer la dimension onirique que cette musique nous fait entrevoir, cette musique que Dumas qualifiait de « rêve inspiré ». Comme si, éternellement, elle renfermait la fièvre que son auteur avait mis pour la composer. C’est cela qu’il faut mettre en scène pour qu’elle nous possède à nouveau »
. Jean Lacornerie
 
Rosalinde Éléonore Marguerre
Adèle Claire de Sévigné
Ida Veronika Seghers
Prince Orlovsky Stéphanie Houtzeel
Gabriel von Eisenstein Stephen Genz
Alfred Martin Piskorski
Dr. Falk Thomas Tatzl
Dr. Blind François Piolino
Franck Horst Lamnek
Frosch / Narrateur Anne Girouard
 
Nouvelle production
En coproduction avec Opéra de Rennes, Nantes-Angers Opéra, Opéra de Toulon-Méditerranée

 
1. Comme nous donnerons le dialogue parlé en français, plutôt que de retraduire ces passages du texte allemands, nous les avons repris du texte original pour en garder la saveur de vocabulaire
2. Richard Génée était à la fois librettiste et compositeur, il a aussi aidé Strauss à compléter sa partition pour lui permettre de tenir des délais aussi rapides.

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