Site officiel de l'Opéra Grand Avignon
  • DEVENEZ MÉCÈNE et participez au financement des nouveaux fauteuils de la Grande Salle de l’Opéra Grand Avignon !

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    à partir de 500 euros

  • Mam’zelle Nitouche

    Samedi 16 mars 2019 à 20h30
    Dimanche 17 mars 2019 à 14h30
    A l'Opéra Confluence - Avignon

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    A partir de 13 euros

  • Il mondo alla roversa

    Samedi 2 février 2019 à 20h30
    Dimanche 3 février 2019 à 14h30
    A l'Opéra Confluence - Avignon

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    A partir de 13 euros

  • La bohème

    Vendredi 18 janvier 2019 à 20h30
    Dimanche 20 janvier 2019 à 14h30
    A l'Opéra Confluence - Avignon

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    A partir de 15 euros

La revue de presse

SAISON 2018-2019
 
 
CONCOURS OPÉRA RAYMOND DUFFAUT JEUNES ESPOIRS 2018
> Anaclase La quatrième édition du Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs se déroule cette année à l’Opéra Confluence, la structure provisoire proche de la gare TGV, pendant qu’en centre-ville se poursuivent les travaux du théâtre historique. Sur les quatre-vingt-dix-sept candidats inscrits pour les éliminatoires, douze ont été retenus pour la finale du samedi soir, répartis dans les trois catégories : Jeune Espoir, jusqu’à dix-huit ans, Jeune Talent, jusqu’à vingt-deux ans et Révélation, sous la limite d’âge de vingt-six ans. La manifestation bénéficie d’une marraine de choix en la personne de Julie Depardieu qui aime et fréquente régulièrement les salles d’opéra, malheureusement absente, pour raisons professionnelles… elle joue ce soir à Paris ! Dans un court message vidéo, elle adresse ses encouragements aux compétiteurs, leur indique que « …un concours, c’est formidable… et encore mieux lorsqu’on le gagne… ». Chacun approuve, autant dans la salle qu’en coulisses !
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> OperaOnLine Du 26 au 29 septembre se tenait, à l’Opéra Confluence d’Avignon, le 4ème Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs, offrant à 118 candidats venus de 15 pays différents « d’exprimer leur passion pour l’art lyrique ». Après les éliminatoires, douze candidat(e)s restaient en lice pour la Finale du samedi 29, réparti(e)s en trois catégories : Jeune Espoir (de 16 à 18 ans), Jeune Talent (de 10 à 22 ans) et Révélation (de 23 à 26 ans). Le jury était composé essentiellement de figures emblématiques de l’univers lyrique : son président Raymond Duffaut était ainsi entouré de Patrizia Ciofi (soprano), Zahia Ziouani (chef d’orchestre), Valérie Chevalier (directrice générale Opéra & Orchestre National de Montpellier Occitanie), Monique Albergati (déléguée consulaire d’Italie), Yves Senn (directeur artistique L’Avant-Scène Opéra – Neuchâtel), Pierre Guiral (directeur Opéra Grand Avignon) et enfin Richard Martet (rédacteur en chef Opéra Magazine). Le concours avait par ailleurs pour Marraine la comédienne Julie Depardieu, malheureusement retenue à Paris car elle jouait au théâtre ce soir-là !…
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
 
LA PERRUCHE Audrey Schebat
> Le Feuillet de l’Opéra L’heure des comptes où on ne se la conte plus…
Un décor réduit aux seuls contours d’un dîner entre amis ; table, chaises, canapé et table basse suffiront donc à souligner l’essentiel de ce qui aurait dû être un moment de convivialité à partager entre deux couples mais voilà, David et Catherine ne viendront pas ce soir ! Cambriolage ou autre, peu importe, leur absence amène notre couple d’hôtes à se retrouver dans un face à face assujetti de commentaires plus ou moins acerbes. Quelle mouche pique cette bourgeoise quadragénaire ? Il suffit de taire cette fois encore la voix qui veut se faire entendre pour aller se coucher comme le propose le mari plutôt exaspéré mais c’était sans compter, cette fois, le couperet fatidique de ce genre de liaisons ici dangereuses ! Car enfin, que peut-on espérer après vingt années passées ensemble ?

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
 
LE NOZZE DI FIGARO Mozart
> Ventoux Opéra « Le Nozze di Figaro » de Mozart, opéra inspiré par la pièce de Beaumarchais, laisse libre-cours à toutes les imaginations. On parle d’amour, de pouvoir, des poids des puissants contre le petit peuple. Stephan Grögler a présenté dimanche à l’Opéra du Grand-Avignon un spectacle déstructuré, hors du temps, comme si notre société anachronique rassemblait toutes ses époques pour les mettre en carton et les déménager vers d’autres univers. Une forme de décadence avec les femmes légères traversant le plateau en collant et jarretières. La seconde représentation aura lieu ce mardi 23 octobre à Opéra Confluence. Cette vision de fin d’une époque, où se mêlent jaquettes moirées et perruques aux costumes trois pièces, déroutent quelque peu au premier acte, puis se met en place alors que se succèdent les tableaux dans une maison où règne le fatras annonçant la destruction d’un monde.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> Olyrix Pour la première production scénique à l’affiche de sa nouvelle saison, l’Opéra Grand Avignon propose de réjouissantes Noces de Figaro (en co-réalisation avec l’Opéra de Rouen Normandie). La force du pardon y triomphe, évidemment, tout comme un certain sens de l’esthétisme. Comme depuis un an dans la Cité des Papes, le spectacle se déroule dans la salle éphémère de l’Opéra Confluence (l’Opéra de la place de l’Horloge, en centre-ville, étant actuellement en rénovation). Sous une gigantesque structure boisée, cette salle provisoire renferme une scène de 470m² à laquelle Stephan Grögler donne vie avec science et habileté. Il faut dire que le metteur en scène franco-suisse-autrichien n’en est pas à ses premières Noces : à Nantes (2006), comme à Rouen (2010), il avait déjà pu exprimer sa vision toute personnelle de la première collaboration entre Mozart et da Ponte. Une vision qui est celle d’un mouvement incessant, où chaque action fait sens et participe d’un dynamisme permanent dans le jeu des acteurs-chanteurs.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Perre Géraudie en cliquant ICI
 
> Arts-Spectacles A la découverte de la nouvelle école du chant français ! Importée de l’Opéra de Rouen Normandie, cette Folle Journée, signée par les duettistes Beaumarchais / Mozart, mérite bien son nom. Dans les décors de Stephan Grögler (costumes de Véronique Seymat), la mise en scène du décorateur himself laisse par bonheur la place aux intermittences du cœur, à la subtilité, à la mélancolie même. Les portes claquent, les gifles volent, on se court après, on se rattrape, on s’épie, on se déguise, on badine érotiquement, on s’aime enfin dans une vie scénique sans emphase, une quotidienneté presque banale, avec heureusement ce climat chargé d’électricité qui fait de cette folle journée, comme alimentée à la gégène, véritablement, une journée de dingue.
C’est fin, intelligent, sans faute de goût, d’un classicisme et modernisme luxueux, réjouissant. Passe bien sûr dans cette mascarade, où nobles et valets restent toujours à leur place, l’ombre de la Règle du Jeu de Renoir, idée première du metteur en scène…

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> OperaOnLine En co-réalisation avec l’Opéra Rouen Normandie, et en collaboration avec le Festival d’Avignon, le Théâtre du Capitole de Toulouse et l’Opéra de Nice Côte d’Azur, l’Opéra Grand Avignon – décentralisé pour sa seconde année dans une structure éphémère au pied de la gare TGV – proposait, comme premier titre de sa saison, Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart dans une nouvelle mise en scène du franco-suisse Stephan Grögler.
A rebours d’une certaine Finta Giardinera que nous avions vu de sa main (à l’Opéra de Reims) où il avait saturé l’espace, c’est l’épure et l’économie qu’il cultive au contraire ici. Grâce aux décors minimalistes qu’il a lui-même conçus (avec le concours de Véronique Seymat pour les costumes), il oblige les spectateurs à concentrer leur regard sur les chanteurs-acteurs, obligeant ces derniers à un travail approfondi. On admire un subtil entrelacs de trajectoires individuelles toujours justifiés, et un rythme ponctué tour à tour d’alentissements et de subits élans, qui aboutit à un III où le malaise révolutionnaire aura rarement été saisi avec plus de pertinence. Par les soins de cette excellente production, Lorenzo Da Ponte surgit, toujours aussi vivant.

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Le bruit du Off […] La mise en scène et les décors de Stephan Grögler nous plongent brutalement et de manière surprenante au cœur d’un déménagement où les caisses et les cartons côtoient les objets les plus hétéroclites de toutes les époques. De riches costumes du XVIIIème siècle sont portés par les nobles, les valets portent des tenues de service contemporaines, des soubrettes en tenues légères traversent la scène dans un charmant remue-ménage. Stephan Grögler évoque les préludes d’un bal masqué pour fêter les noces et avoue avoir voulu jouer avec ce lieu éphémère et transitoire qu’est l’Opéra Confluence […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> Projecteur TV […] L’Opéra-bouffe en quatre actes de Wolfgang Amadeus Mozart, a réuni sur la scène Avignonnaise un casting de choix avec Maria Miró dans le rôle de la Contessa Almaviva, Norma Nahoun (envoûtante par sa justesse stylistique, époustouflante par sa présence scénique) dans celui de Susanna, Albane Carrère était Cherubino, Jeanne-Marie Lévy : Marcellina, Sara Gouzy : Barbarina, tandis que les rôles masculins étaient tenus par l’excellent David Lagares (Conte Almaviva), Yoann Dubruque qui campa un magnifique Figaro ou encore Yuri Kissin (Dottore Bartolo / Antonio) et Eric Vignau (Don Basilio / Don Curzio). La direction de l’Orchestre Régional Avignon Provence était confiée à Carlos Aragón qui assurait également la partie de piano forte dans les nombreux continuos toujours délicats à interpréter et à accompagner […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jacques Jarmasson en cliquant ICI
 
> Le Feuillet de l’Opéra C’est bien d’une folle journée dont il s’agit au château du comte Almaviva, les noces de Figaro et de Suzanne doivent y être données mais c’est sans compter la double lutte des classes et des sexes qui va ajouter à la préparation du mariage un rythme trépidant et ponctué d’un brouillamini incessant dans les jeux de l’amour et des tentations à la débauche. Figaro, figure centrale, a la gaité constante de l’homme heureux : « J’aime ta joie parce qu’elle est folle, elle annonce que tu es heureux » lui dit sa malicieuse promise. Le bonheur chez un valet est-il possible en ce XVIII siècle marqué bientôt par la Révolution ? En aura-t-on bientôt fini avec ces Don Juan abusifs, forts de leur titre nobiliaire ? Sur les traces de Beaumarchais, Da Ponte et Mozart apportent quelques éléments de réponse en donnant une intelligence assez vive aux domestiques pour tourner en ridicule le séducteur, tout noble qu’il est. Et c’est bien la musique de Mozart qui nous fait entendre que rien n’est perdu mais qu’au contraire, tout est à atteindre.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
 
L’OPÉRA DE QUAT’SOUS Weill-Brecht
> Ventoux Opéra Les grands textes sont grands car ils sont intemporels. L’Opéra de quat’sous, signé en 1928 par Brecht pour le livret et Weill pour la musique, est de ceux-là. Alors que la France est bariolée de Gilets jaunes, l’Opéra-Confluence d’Avignon recevait cette nouvelle production, mise en scène par Jean Lacornerie et placée sous la direction musicale de Jean-Robert Lay, à la tête d’un jazz-band. Notre monde n’offre pas de relations simples qu’on soit flics, voyous ou mendiants ; la misère guette chez Brecht visionnaire. Les acteurs se font chanteurs et marionnettistes. Alors Lacornerie joue de ces pantins désarticulés, pour faire bonne figure ou pour dénoncer notre société où chacun reste encrée dans son image. Alors que les frontières entre bons et méchants sont floues.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> OperaOnLine Etrennée sur la Scène nationale de Calais en octobre 2016, avant d’être reprise au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, puis pour une représentation unique à l’Opéra Grand Avignon, cette production de l’Opéra de quat’sous de Kurt Weill imaginée par Jean Lacornerie est une vraie réussite. Le metteur en scène français – dont nous avions beaucoup aimé la production de Mozart et Salieri (Rimski-Korsakov) à l’Opéra de Lyon la saison dernière – a cherché à donner à entendre l’ouvrage tel qu’il avait été créé en 1928 à Berlin, avant d’être interdit en 1933 par les nazis (mais avec les parties parlées en français cela dit…). De fait, ce spectacle se révèle non seulement fidèle à l’esprit théâtral de la pièce, mais en respecte aussi la part musicale, minoritaire en minutage mais fondamentale.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Arts-Spectacles Un Opéra de Quat’Sous qui défrise en Avignon. Plongée dans les entrailles du milieu londonien. L’Opéra de Quat’sous de Brecht et Weill, est une pièce-monde dont les questions ont traversé le siècle. Sur scène, un orchestre de huit musiciens et deux clans de comédiens-chanteurs s’affrontent. Celui des mendiants, mené par Peachum. Celui des voleurs, mené par Mackie-le-Surineur. Entre les deux, des flics corrompus et des putains amoureuses. Un théâtre épique où le chant-joué inventé par Kurt Weill occupe une place essentielle. Cabaret, chansons des rues, jazz, musique savante, opérette, sont ici autant d’outils pour raconter la misère, donner la voix aux bannis du mouvement du monde. Des exclus à qui il reste la comédie pour avaler, en s’étranglant de rire, la pilule de leur destin. Une œuvre unique, où s’est inventée une nouvelle forme populaire d’Opéra, où chaque genre, théâtre, musique, chant lyrique, poésie est bousculé dans son code d’origine. Brecht avait trente ans quand, en 1928, il l’a créé, s’inspirant de l’Opéra des gueux de Jon Gay. Portée par la musique de Kurt Weill, l’œuvre a connu aussitôt un immense succès pour être ensuite accomodée à toutes les sauces : du jazz au rock en passant par la comédie musicale et le récital.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> Le Feuillet de l’Opéra L’Opéra de quat’sous ; voilà un oxymore qui laisse supposer quelque décalage avec le genre noble de l’opéra et c’est bien ce qu’il faut y voir en effet puisque d’opéra il n’en a que le nom pour mieux en parodier le contenu traditionnellement attendu. Attaché particulièrement au théâtre musical, Jean lacornerie reprend la version originale de 1928, celle, née de l’étroite collaboration entre Bertolt Brecht et le compositeur Kurt Weill. Pour l’histoire, dans le cloaque londonien, où « la bouffe passe la morale », nécessité et argent font loi. Flics corrompus, prostituées, voleurs et mendiants forment une société à l’image d’une humanité impitoyable. Nouvelle espèce d’esclavagiste, Monsieur Peachum règne d’une main de fer sur les mendiants de la ville, cependant que sa fille Polly vient d’épouser le brigand Macheath, chef d’une bande de malfrats. Il s’agit pour Peachum de récupérer au plus vite sa fille unique, et pour cela, faire arrêter Macheath, ce qui n’est pas compliqué; les putains du truand se chargeront de le trahir pour quelques billets. Après quelques péripéties sans surprise, distanciation brechtienne à l’oeuvre, la pendaison est prévue mais retournement brechtien oblige, la grâce et l’anoblissement de la canaille sont annoncés dans un dénouement qui rompt totalement avec les codes de l’opéra.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Anaclase Lorsqu’il met Die Dreigroschenoper à son métier, Jean Lacornerie jauge, depuis une position critique avisée, la version habituellement donnée par les théâtres français, et plutôt que de mettre en scène cette mouture de 1959 traduite de la pièce remaniée par Bertolt Brecht en 1955, il reconsidère l’original de 1928 dont à René Fix il confie une nouvelle traduction qui fasse « ressortir tous les niveaux de langues dont Brecht joue dans son texte, du choral luthérien à l’argot berlinois, du langage de la technique financière au pastiche de François Villon » (note d’intention, brochure de salle). Avec les numéros chantés en allemand et ce texte retrouvé, pour ainsi, quant aux dialogues parlés, son Opéra de quat’sous se trouve sainement réinventé… sauf que le trop peu perçu de ces dialogues ne permet guère de s’en rendre compte et, sauf à le croire sur parole, on ne saurait émettre d’avis plus autorisé sur la question.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bertrand Bolognesi en cliquant ICI
 
> Olyrix Première collaboration entre le compositeur Kurt Weill et le dramaturge Bertolt Brecht, L’Opéra de quat’sous se veut une satire des opéras lyriques, une critique de la classe dominante par la représentation des classes inférieures et pour elles – d’où le titre équivoque –, adaptée de L’Opéra des gueux de John Gay. Créé le 31 août 1928 au Theater am Schiffbauerdamm de Berlin, cet opéra-cabaret n’eut pas du tout l’effet escompté : ce fut un véritable succès auprès des classes bourgeoises et aristocratiques, qui en apprécièrent le sujet gentiment insolent et les chansons syncopées accompagnées par le jazz band. Jean Lacornerie propose une reconstitution de la version originale, visant à retrouver un meilleur équilibre entre le texte et la musique. L’écriture à quatre mains de l’œuvre ayant été rapide, le metteur en scène veut également faire ressentir cette vitesse, perceptible dans les géniaux bricolages, dramatiques et musicaux. Pour cela, le décor unique est un entrepôt au milieu duquel des ouvriers démantèlent ou fabriquent de grandes marionnettes, fruits du travail d’Émilie Valantin. Ces personnages-objets secondaires, interdisant toute analyse psychologique, permettent d’aller à l’essentiel de la situation : les cinq mendiants suscitant la pitié, les cinq sbires antipathiques et ridicules du bandit Mackie Messer. Lacornerie justifie ainsi cette démarche : « traiter avec économie et humour les scènes de groupe ».
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
 
LES 3 TÉNORS FRANÇAIS
> Classique en Provence Aucun chant de Noël, ce dimanche après-midi dans l’Opéra Confluence rempli, mais pour autant le cœur était déjà à la fête. Il y eut, de 1990 à 2002, les « 3 ténors » historiques, Placido Domingo, José Carreras et Luciano Pavarotti. Il y eut aussi, avec moins de retentissement sans doute, les 3 contre-ténors (Andreas Scholl, Dominique Visse et Pascal Bertin) en 1995, et les 3 sopranos (Renata Scotto, Ileana Cotrubas, Elena Obraztsova) en 2004. Il y a désormais les 3 ténors français, Florian Laconi, Jean-Pierre Furlan et Christophe Berry. Sollicités en 2016 par leur ami commun Jean-Claude Calon, ils n’avaient pas hésité. Pour un concert qui devait être unique. Or, le succès a été foudroyant, et les concerts se sont multipliés depuis lors, en divers lieux, et dans plusieurs maisons d’opéras (Vichy, Massy, Boulogne…)
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
> Ôlyrix Sous l’armature en bois de l’Opéra Confluence, la trentaine de musiciens de l’Orchestre Régional Avignon-Provence s’installent sur scène, disposés un peu en retrait et sur le côté comme le serait un orchestre accompagnant un concert de variété. Le programme débute de suite avec les trois héros de l’après-midi, interprétant ensemble « Questa o Quella » extrait du Rigoletto de Verdi, dans lequel Jean-Pierre Furlan fait déjà entendre une glorieuse note finale. Florian Laconi reste seul sur scène pour interpréter « E lucevan le stelle » de la Tosca de Puccini, dans une ambiance rendue intime et agréablement sombre grâce aux lumières bleutées. Soutenu par un joli solo de clarinette, Florian Laconi captive aisément avec son timbre corsé et la tendresse de son interprétation. Il est toutefois dommage que l’orchestre ne soit pas aussi réactif à ses différentes intentions, pourtant toujours justifiées musicalement.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
 
ORPHÉE AUX ENFERS Offenbach
> Le Feuillet de l’Opéra Descendons joyeusement aux Enfers avec Orphée dans une musique allègre dirigée par la main de maître de Dominique Trottein ! En cette fin d’année 2018, tout concourt à donner la primeur à la légèreté, du moins dans la sphère chaleureuse de l’Opéra-Confluence (sic !). L’ouvrage d’Offenbach y est défendu par une Nadine Duffaut tour à tour espiègle et éclairée si ce n’est éclairante pour ceux qui auront suivi les nombreux signes liés à notre actualité, ou plus largement, à des réalités permanentes !
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Ventoux Opéra « Orphée aux enfers » en version déjantée, voici comment l’a imaginée Nadine Duffaut. Elle revisite quelque peu le livret et signe la mise en scène de cet opéra-bouffe d’Offenbach, pour fêter la fin de l’année à la salle Confluence de l’Opéra du Grand Avignon. Les Dieux de l’Olympe descendent sur terre et quittent les toges blanches célestes et les colliers de fleurs pour revêtir les cuirs Perfecto et les tenues plus olé-olé ; ils évoluent dans des costumes dessinés par Katia Duflot qui a laissé libre court à son imagination. Dans le même genre, les chorégraphies d’Eric Belaud pour les 14 danseurs du Ballet de la maison se montrent aussi urbaines, difficile de ne pas se souvenir de l’esprit du film l’Equipée sauvage où on voit Marlon Brando et sa bande jouer les durs dans une ville calme. En tout cas, tout le monde semble bien s’amuser sous la direction inspirée de Dominique Trottein, au pupitre de l‘Orchestre régional Avignon-Provence.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> Ôlyrix Avec Orphée aux Enfers, l’Opéra Grand Avignon participe en avance aux festivités du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. La mise en scène enlevée de Nadine Duffaut présente l’intrigue dans un décor de hauts panneaux de bois colorés. Les devantures de magasins (charcuterie, salon de coiffure, luthier) et la liesse populaire qui caractérisent le paysage urbain du premier tableau précèdent la demeure de Jupiter et les Enfers où le rouge prédomine. Les procédés comiques et les références à la culture populaire se succèdent au fil de l’intrigue. C’est le cas dans la sédition de l’acte I, où les écriteaux tenus par les révoltés se réfèrent à un sketch de Bourvil (« L’eau ferrugineuse non ! L’alcool oui ! »). Plus tard, sur le « Vive le vin, vive Pluton » de l’acte II, des personnages historiques (César, Cléopâtre, Elvis Presley) et des figures de l’enfance (Alice au pays des merveilles, Robin des bois, Pocahontas) se mêlent sous les yeux du public. Les danseurs, habillés en rockeurs ou en tenue de cabaret pour un french cancan endiablé (chorégraphie d’Éric Belaud), accentuent le caractère léger et pétillant de l’opéra-bouffe.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Elodie Oriol en cliquant ICI
 
> Opera Online Le mois de décembre amène souvent les directeurs de maisons d’opéra à programmer le même type d’ouvrages, en cette période de fêtes, et en première place les opéra-bouffes de Jacques Offenbach, comme La Belle Hélène à Nancy, Barkouf à Strasbourg ou encore Fantasio à Montpellier. C’est sur Orphée aux enfers que s’est porté le choix de Pierre Guiral, confiant à Nadine Duffaut le soin d’une nouvelle mise en scène, et à Dominique Trottein celui de la direction musicale de l’ouvrage. Ces deux-là n’en sont pas à leur première réalisation ensemble (La Vie parisienne, La Fille du Tambour-Major, Les Mousquetaires au couvent…), et ils ont choisi de mélanger la première version d’Orphée aux enfers, opéra-bouffe en deux actes et quatre tableaux de 1858, avec l’opéra-féérie en quatre actes de 1874.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> ConcertoNet Alors que la restauration de l’Opéra se poursuit en centre-ville afin de respecter les délais (réouverture prévue à l’automne 2019), c’est à nouveau le théâtre provisoire installé à deux pas de la gare TGV qui accueille la nouvelle production d’Orphée aux Enfers (1858) confiée à Nadine Duffaut. On retrouve là une salle plus petite que celle imaginée pour la Comédie-Française (toujours en place à Genève), avec une pente moins soutenue qui donne une impression d’éloignement dès lors qu’on ne se situe pas dans les premiers rangs. Quoi qu’il en soit, la salle sonne assez bien pour convaincre de son maintien au-delà de la réouverture de l’Opéra en centre-ville, notamment pour accueillir plusieurs spectacles du festival de théâtre d’Avignon en juillet prochain. Espérons que l’apport des surtitres ne sera pas omis dans la salle rénovée, afin de donner un confort moderne désormais indispensable.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Florent Coudeyrat en cliquant ICI
 
 
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