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  • Programme de la saison 2019 2020 : Fraternité
    Programme de la saison

  • 5ème concours OPÉRA JEUNES ESPOIRS Raymond Duffaut
    5ème concours OPÉRA JEUNES ESPOIRS Raymond Duffaut

    Samedi 28 septembre 2019 à 19h30
    Finale
    A l'Opéra Confluence - Avignon

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    Tarif unique 15 euros Hors abonnement

  • DEVENEZ MÉCÈNE et participez au financement des nouveaux fauteuils de la Grande Salle de l’Opéra Grand Avignon !

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    à partir de 500 euros

  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

La revue de presse

SAISON 2018-2019
 
Articles de presse pour : L’Elisir d’Amore, Les Saltimbanques, Petite messe solennelle, Mam’zelle Nitouche, Nuit Hongroise, Il Mondo Alla Roversa, La Bohème, Orphée aux Enfers, Les 3 ténors français, L’Opéra de Quat’Sous, Le Nozze di Figaro, La Perruche.
 
 
CONCOURS OPÉRA RAYMOND DUFFAUT JEUNES ESPOIRS 2018
> Anaclase La quatrième édition du Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs se déroule cette année à l’Opéra Confluence, la structure provisoire proche de la gare TGV, pendant qu’en centre-ville se poursuivent les travaux du théâtre historique. Sur les quatre-vingt-dix-sept candidats inscrits pour les éliminatoires, douze ont été retenus pour la finale du samedi soir, répartis dans les trois catégories : Jeune Espoir, jusqu’à dix-huit ans, Jeune Talent, jusqu’à vingt-deux ans et Révélation, sous la limite d’âge de vingt-six ans. La manifestation bénéficie d’une marraine de choix en la personne de Julie Depardieu qui aime et fréquente régulièrement les salles d’opéra, malheureusement absente, pour raisons professionnelles… elle joue ce soir à Paris ! Dans un court message vidéo, elle adresse ses encouragements aux compétiteurs, leur indique que « …un concours, c’est formidable… et encore mieux lorsqu’on le gagne… ». Chacun approuve, autant dans la salle qu’en coulisses !
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> OperaOnLine Du 26 au 29 septembre se tenait, à l’Opéra Confluence d’Avignon, le 4ème Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs, offrant à 118 candidats venus de 15 pays différents « d’exprimer leur passion pour l’art lyrique ». Après les éliminatoires, douze candidat(e)s restaient en lice pour la Finale du samedi 29, réparti(e)s en trois catégories : Jeune Espoir (de 16 à 18 ans), Jeune Talent (de 10 à 22 ans) et Révélation (de 23 à 26 ans). Le jury était composé essentiellement de figures emblématiques de l’univers lyrique : son président Raymond Duffaut était ainsi entouré de Patrizia Ciofi (soprano), Zahia Ziouani (chef d’orchestre), Valérie Chevalier (directrice générale Opéra & Orchestre National de Montpellier Occitanie), Monique Albergati (déléguée consulaire d’Italie), Yves Senn (directeur artistique L’Avant-Scène Opéra – Neuchâtel), Pierre Guiral (directeur Opéra Grand Avignon) et enfin Richard Martet (rédacteur en chef Opéra Magazine). Le concours avait par ailleurs pour Marraine la comédienne Julie Depardieu, malheureusement retenue à Paris car elle jouait au théâtre ce soir-là !…
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
LA PERRUCHE Audrey Schebat
> Le Feuillet de l’Opéra L’heure des comptes où on ne se la conte plus…
Un décor réduit aux seuls contours d’un dîner entre amis ; table, chaises, canapé et table basse suffiront donc à souligner l’essentiel de ce qui aurait dû être un moment de convivialité à partager entre deux couples mais voilà, David et Catherine ne viendront pas ce soir ! Cambriolage ou autre, peu importe, leur absence amène notre couple d’hôtes à se retrouver dans un face à face assujetti de commentaires plus ou moins acerbes. Quelle mouche pique cette bourgeoise quadragénaire ? Il suffit de taire cette fois encore la voix qui veut se faire entendre pour aller se coucher comme le propose le mari plutôt exaspéré mais c’était sans compter, cette fois, le couperet fatidique de ce genre de liaisons ici dangereuses ! Car enfin, que peut-on espérer après vingt années passées ensemble ?

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
LE NOZZE DI FIGARO Mozart
> Ventoux Opéra « Le Nozze di Figaro » de Mozart, opéra inspiré par la pièce de Beaumarchais, laisse libre-cours à toutes les imaginations. On parle d’amour, de pouvoir, des poids des puissants contre le petit peuple. Stephan Grögler a présenté dimanche à l’Opéra du Grand-Avignon un spectacle déstructuré, hors du temps, comme si notre société anachronique rassemblait toutes ses époques pour les mettre en carton et les déménager vers d’autres univers. Une forme de décadence avec les femmes légères traversant le plateau en collant et jarretières. La seconde représentation aura lieu ce mardi 23 octobre à Opéra Confluence. Cette vision de fin d’une époque, où se mêlent jaquettes moirées et perruques aux costumes trois pièces, déroutent quelque peu au premier acte, puis se met en place alors que se succèdent les tableaux dans une maison où règne le fatras annonçant la destruction d’un monde.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> Olyrix Pour la première production scénique à l’affiche de sa nouvelle saison, l’Opéra Grand Avignon propose de réjouissantes Noces de Figaro (en co-réalisation avec l’Opéra de Rouen Normandie). La force du pardon y triomphe, évidemment, tout comme un certain sens de l’esthétisme. Comme depuis un an dans la Cité des Papes, le spectacle se déroule dans la salle éphémère de l’Opéra Confluence (l’Opéra de la place de l’Horloge, en centre-ville, étant actuellement en rénovation). Sous une gigantesque structure boisée, cette salle provisoire renferme une scène de 470m² à laquelle Stephan Grögler donne vie avec science et habileté. Il faut dire que le metteur en scène franco-suisse-autrichien n’en est pas à ses premières Noces : à Nantes (2006), comme à Rouen (2010), il avait déjà pu exprimer sa vision toute personnelle de la première collaboration entre Mozart et da Ponte. Une vision qui est celle d’un mouvement incessant, où chaque action fait sens et participe d’un dynamisme permanent dans le jeu des acteurs-chanteurs.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Perre Géraudie en cliquant ICI
 
> Arts-Spectacles A la découverte de la nouvelle école du chant français ! Importée de l’Opéra de Rouen Normandie, cette Folle Journée, signée par les duettistes Beaumarchais / Mozart, mérite bien son nom. Dans les décors de Stephan Grögler (costumes de Véronique Seymat), la mise en scène du décorateur himself laisse par bonheur la place aux intermittences du cœur, à la subtilité, à la mélancolie même. Les portes claquent, les gifles volent, on se court après, on se rattrape, on s’épie, on se déguise, on badine érotiquement, on s’aime enfin dans une vie scénique sans emphase, une quotidienneté presque banale, avec heureusement ce climat chargé d’électricité qui fait de cette folle journée, comme alimentée à la gégène, véritablement, une journée de dingue.
C’est fin, intelligent, sans faute de goût, d’un classicisme et modernisme luxueux, réjouissant. Passe bien sûr dans cette mascarade, où nobles et valets restent toujours à leur place, l’ombre de la Règle du Jeu de Renoir, idée première du metteur en scène…

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> OperaOnLine En co-réalisation avec l’Opéra Rouen Normandie, et en collaboration avec le Festival d’Avignon, le Théâtre du Capitole de Toulouse et l’Opéra de Nice Côte d’Azur, l’Opéra Grand Avignon – décentralisé pour sa seconde année dans une structure éphémère au pied de la gare TGV – proposait, comme premier titre de sa saison, Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart dans une nouvelle mise en scène du franco-suisse Stephan Grögler.
A rebours d’une certaine Finta Giardinera que nous avions vu de sa main (à l’Opéra de Reims) où il avait saturé l’espace, c’est l’épure et l’économie qu’il cultive au contraire ici. Grâce aux décors minimalistes qu’il a lui-même conçus (avec le concours de Véronique Seymat pour les costumes), il oblige les spectateurs à concentrer leur regard sur les chanteurs-acteurs, obligeant ces derniers à un travail approfondi. On admire un subtil entrelacs de trajectoires individuelles toujours justifiés, et un rythme ponctué tour à tour d’alentissements et de subits élans, qui aboutit à un III où le malaise révolutionnaire aura rarement été saisi avec plus de pertinence. Par les soins de cette excellente production, Lorenzo Da Ponte surgit, toujours aussi vivant.

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Le bruit du Off […] La mise en scène et les décors de Stephan Grögler nous plongent brutalement et de manière surprenante au cœur d’un déménagement où les caisses et les cartons côtoient les objets les plus hétéroclites de toutes les époques. De riches costumes du XVIIIème siècle sont portés par les nobles, les valets portent des tenues de service contemporaines, des soubrettes en tenues légères traversent la scène dans un charmant remue-ménage. Stephan Grögler évoque les préludes d’un bal masqué pour fêter les noces et avoue avoir voulu jouer avec ce lieu éphémère et transitoire qu’est l’Opéra Confluence […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> Projecteur TV […] L’Opéra-bouffe en quatre actes de Wolfgang Amadeus Mozart, a réuni sur la scène Avignonnaise un casting de choix avec Maria Miró dans le rôle de la Contessa Almaviva, Norma Nahoun (envoûtante par sa justesse stylistique, époustouflante par sa présence scénique) dans celui de Susanna, Albane Carrère était Cherubino, Jeanne-Marie Lévy : Marcellina, Sara Gouzy : Barbarina, tandis que les rôles masculins étaient tenus par l’excellent David Lagares (Conte Almaviva), Yoann Dubruque qui campa un magnifique Figaro ou encore Yuri Kissin (Dottore Bartolo / Antonio) et Eric Vignau (Don Basilio / Don Curzio). La direction de l’Orchestre Régional Avignon Provence était confiée à Carlos Aragón qui assurait également la partie de piano forte dans les nombreux continuos toujours délicats à interpréter et à accompagner […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jacques Jarmasson en cliquant ICI
 
> Le Feuillet de l’Opéra C’est bien d’une folle journée dont il s’agit au château du comte Almaviva, les noces de Figaro et de Suzanne doivent y être données mais c’est sans compter la double lutte des classes et des sexes qui va ajouter à la préparation du mariage un rythme trépidant et ponctué d’un brouillamini incessant dans les jeux de l’amour et des tentations à la débauche. Figaro, figure centrale, a la gaité constante de l’homme heureux : « J’aime ta joie parce qu’elle est folle, elle annonce que tu es heureux » lui dit sa malicieuse promise. Le bonheur chez un valet est-il possible en ce XVIII siècle marqué bientôt par la Révolution ? En aura-t-on bientôt fini avec ces Don Juan abusifs, forts de leur titre nobiliaire ? Sur les traces de Beaumarchais, Da Ponte et Mozart apportent quelques éléments de réponse en donnant une intelligence assez vive aux domestiques pour tourner en ridicule le séducteur, tout noble qu’il est. Et c’est bien la musique de Mozart qui nous fait entendre que rien n’est perdu mais qu’au contraire, tout est à atteindre.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
L’OPÉRA DE QUAT’SOUS Weill-Brecht
> Ventoux Opéra Les grands textes sont grands car ils sont intemporels. L’Opéra de quat’sous, signé en 1928 par Brecht pour le livret et Weill pour la musique, est de ceux-là. Alors que la France est bariolée de Gilets jaunes, l’Opéra-Confluence d’Avignon recevait cette nouvelle production, mise en scène par Jean Lacornerie et placée sous la direction musicale de Jean-Robert Lay, à la tête d’un jazz-band. Notre monde n’offre pas de relations simples qu’on soit flics, voyous ou mendiants ; la misère guette chez Brecht visionnaire. Les acteurs se font chanteurs et marionnettistes. Alors Lacornerie joue de ces pantins désarticulés, pour faire bonne figure ou pour dénoncer notre société où chacun reste encrée dans son image. Alors que les frontières entre bons et méchants sont floues.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> OperaOnLine Etrennée sur la Scène nationale de Calais en octobre 2016, avant d’être reprise au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, puis pour une représentation unique à l’Opéra Grand Avignon, cette production de l’Opéra de quat’sous de Kurt Weill imaginée par Jean Lacornerie est une vraie réussite. Le metteur en scène français – dont nous avions beaucoup aimé la production de Mozart et Salieri (Rimski-Korsakov) à l’Opéra de Lyon la saison dernière – a cherché à donner à entendre l’ouvrage tel qu’il avait été créé en 1928 à Berlin, avant d’être interdit en 1933 par les nazis (mais avec les parties parlées en français cela dit…). De fait, ce spectacle se révèle non seulement fidèle à l’esprit théâtral de la pièce, mais en respecte aussi la part musicale, minoritaire en minutage mais fondamentale.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Arts-Spectacles Un Opéra de Quat’Sous qui défrise en Avignon. Plongée dans les entrailles du milieu londonien. L’Opéra de Quat’sous de Brecht et Weill, est une pièce-monde dont les questions ont traversé le siècle. Sur scène, un orchestre de huit musiciens et deux clans de comédiens-chanteurs s’affrontent. Celui des mendiants, mené par Peachum. Celui des voleurs, mené par Mackie-le-Surineur. Entre les deux, des flics corrompus et des putains amoureuses. Un théâtre épique où le chant-joué inventé par Kurt Weill occupe une place essentielle. Cabaret, chansons des rues, jazz, musique savante, opérette, sont ici autant d’outils pour raconter la misère, donner la voix aux bannis du mouvement du monde. Des exclus à qui il reste la comédie pour avaler, en s’étranglant de rire, la pilule de leur destin. Une œuvre unique, où s’est inventée une nouvelle forme populaire d’Opéra, où chaque genre, théâtre, musique, chant lyrique, poésie est bousculé dans son code d’origine. Brecht avait trente ans quand, en 1928, il l’a créé, s’inspirant de l’Opéra des gueux de Jon Gay. Portée par la musique de Kurt Weill, l’œuvre a connu aussitôt un immense succès pour être ensuite accomodée à toutes les sauces : du jazz au rock en passant par la comédie musicale et le récital.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> Le Feuillet de l’Opéra L’Opéra de quat’sous ; voilà un oxymore qui laisse supposer quelque décalage avec le genre noble de l’opéra et c’est bien ce qu’il faut y voir en effet puisque d’opéra il n’en a que le nom pour mieux en parodier le contenu traditionnellement attendu. Attaché particulièrement au théâtre musical, Jean lacornerie reprend la version originale de 1928, celle, née de l’étroite collaboration entre Bertolt Brecht et le compositeur Kurt Weill. Pour l’histoire, dans le cloaque londonien, où « la bouffe passe la morale », nécessité et argent font loi. Flics corrompus, prostituées, voleurs et mendiants forment une société à l’image d’une humanité impitoyable. Nouvelle espèce d’esclavagiste, Monsieur Peachum règne d’une main de fer sur les mendiants de la ville, cependant que sa fille Polly vient d’épouser le brigand Macheath, chef d’une bande de malfrats. Il s’agit pour Peachum de récupérer au plus vite sa fille unique, et pour cela, faire arrêter Macheath, ce qui n’est pas compliqué; les putains du truand se chargeront de le trahir pour quelques billets. Après quelques péripéties sans surprise, distanciation brechtienne à l’oeuvre, la pendaison est prévue mais retournement brechtien oblige, la grâce et l’anoblissement de la canaille sont annoncés dans un dénouement qui rompt totalement avec les codes de l’opéra.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Anaclase Lorsqu’il met Die Dreigroschenoper à son métier, Jean Lacornerie jauge, depuis une position critique avisée, la version habituellement donnée par les théâtres français, et plutôt que de mettre en scène cette mouture de 1959 traduite de la pièce remaniée par Bertolt Brecht en 1955, il reconsidère l’original de 1928 dont à René Fix il confie une nouvelle traduction qui fasse « ressortir tous les niveaux de langues dont Brecht joue dans son texte, du choral luthérien à l’argot berlinois, du langage de la technique financière au pastiche de François Villon » (note d’intention, brochure de salle). Avec les numéros chantés en allemand et ce texte retrouvé, pour ainsi, quant aux dialogues parlés, son Opéra de quat’sous se trouve sainement réinventé… sauf que le trop peu perçu de ces dialogues ne permet guère de s’en rendre compte et, sauf à le croire sur parole, on ne saurait émettre d’avis plus autorisé sur la question.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bertrand Bolognesi en cliquant ICI
 
> Olyrix Première collaboration entre le compositeur Kurt Weill et le dramaturge Bertolt Brecht, L’Opéra de quat’sous se veut une satire des opéras lyriques, une critique de la classe dominante par la représentation des classes inférieures et pour elles – d’où le titre équivoque –, adaptée de L’Opéra des gueux de John Gay. Créé le 31 août 1928 au Theater am Schiffbauerdamm de Berlin, cet opéra-cabaret n’eut pas du tout l’effet escompté : ce fut un véritable succès auprès des classes bourgeoises et aristocratiques, qui en apprécièrent le sujet gentiment insolent et les chansons syncopées accompagnées par le jazz band. Jean Lacornerie propose une reconstitution de la version originale, visant à retrouver un meilleur équilibre entre le texte et la musique. L’écriture à quatre mains de l’œuvre ayant été rapide, le metteur en scène veut également faire ressentir cette vitesse, perceptible dans les géniaux bricolages, dramatiques et musicaux. Pour cela, le décor unique est un entrepôt au milieu duquel des ouvriers démantèlent ou fabriquent de grandes marionnettes, fruits du travail d’Émilie Valantin. Ces personnages-objets secondaires, interdisant toute analyse psychologique, permettent d’aller à l’essentiel de la situation : les cinq mendiants suscitant la pitié, les cinq sbires antipathiques et ridicules du bandit Mackie Messer. Lacornerie justifie ainsi cette démarche : « traiter avec économie et humour les scènes de groupe ».
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
LES 3 TÉNORS FRANÇAIS
> Classique en Provence Aucun chant de Noël, ce dimanche après-midi dans l’Opéra Confluence rempli, mais pour autant le cœur était déjà à la fête. Il y eut, de 1990 à 2002, les « 3 ténors » historiques, Placido Domingo, José Carreras et Luciano Pavarotti. Il y eut aussi, avec moins de retentissement sans doute, les 3 contre-ténors (Andreas Scholl, Dominique Visse et Pascal Bertin) en 1995, et les 3 sopranos (Renata Scotto, Ileana Cotrubas, Elena Obraztsova) en 2004. Il y a désormais les 3 ténors français, Florian Laconi, Jean-Pierre Furlan et Christophe Berry. Sollicités en 2016 par leur ami commun Jean-Claude Calon, ils n’avaient pas hésité. Pour un concert qui devait être unique. Or, le succès a été foudroyant, et les concerts se sont multipliés depuis lors, en divers lieux, et dans plusieurs maisons d’opéras (Vichy, Massy, Boulogne…)
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
> Ôlyrix Sous l’armature en bois de l’Opéra Confluence, la trentaine de musiciens de l’Orchestre Régional Avignon-Provence s’installent sur scène, disposés un peu en retrait et sur le côté comme le serait un orchestre accompagnant un concert de variété. Le programme débute de suite avec les trois héros de l’après-midi, interprétant ensemble « Questa o Quella » extrait du Rigoletto de Verdi, dans lequel Jean-Pierre Furlan fait déjà entendre une glorieuse note finale. Florian Laconi reste seul sur scène pour interpréter « E lucevan le stelle » de la Tosca de Puccini, dans une ambiance rendue intime et agréablement sombre grâce aux lumières bleutées. Soutenu par un joli solo de clarinette, Florian Laconi captive aisément avec son timbre corsé et la tendresse de son interprétation. Il est toutefois dommage que l’orchestre ne soit pas aussi réactif à ses différentes intentions, pourtant toujours justifiées musicalement.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
ORPHÉE AUX ENFERS Offenbach
> Le Feuillet de l’Opéra Descendons joyeusement aux Enfers avec Orphée dans une musique allègre dirigée par la main de maître de Dominique Trottein ! En cette fin d’année 2018, tout concourt à donner la primeur à la légèreté, du moins dans la sphère chaleureuse de l’Opéra-Confluence (sic !). L’ouvrage d’Offenbach y est défendu par une Nadine Duffaut tour à tour espiègle et éclairée si ce n’est éclairante pour ceux qui auront suivi les nombreux signes liés à notre actualité, ou plus largement, à des réalités permanentes !
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Ventoux Opéra « Orphée aux enfers » en version déjantée, voici comment l’a imaginée Nadine Duffaut. Elle revisite quelque peu le livret et signe la mise en scène de cet opéra-bouffe d’Offenbach, pour fêter la fin de l’année à la salle Confluence de l’Opéra du Grand Avignon. Les Dieux de l’Olympe descendent sur terre et quittent les toges blanches célestes et les colliers de fleurs pour revêtir les cuirs Perfecto et les tenues plus olé-olé ; ils évoluent dans des costumes dessinés par Katia Duflot qui a laissé libre court à son imagination. Dans le même genre, les chorégraphies d’Eric Belaud pour les 14 danseurs du Ballet de la maison se montrent aussi urbaines, difficile de ne pas se souvenir de l’esprit du film l’Equipée sauvage où on voit Marlon Brando et sa bande jouer les durs dans une ville calme. En tout cas, tout le monde semble bien s’amuser sous la direction inspirée de Dominique Trottein, au pupitre de l‘Orchestre régional Avignon-Provence.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno Alberro en cliquant ICI
 
> Ôlyrix Avec Orphée aux Enfers, l’Opéra Grand Avignon participe en avance aux festivités du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. La mise en scène enlevée de Nadine Duffaut présente l’intrigue dans un décor de hauts panneaux de bois colorés. Les devantures de magasins (charcuterie, salon de coiffure, luthier) et la liesse populaire qui caractérisent le paysage urbain du premier tableau précèdent la demeure de Jupiter et les Enfers où le rouge prédomine. Les procédés comiques et les références à la culture populaire se succèdent au fil de l’intrigue. C’est le cas dans la sédition de l’acte I, où les écriteaux tenus par les révoltés se réfèrent à un sketch de Bourvil (« L’eau ferrugineuse non ! L’alcool oui ! »). Plus tard, sur le « Vive le vin, vive Pluton » de l’acte II, des personnages historiques (César, Cléopâtre, Elvis Presley) et des figures de l’enfance (Alice au pays des merveilles, Robin des bois, Pocahontas) se mêlent sous les yeux du public. Les danseurs, habillés en rockeurs ou en tenue de cabaret pour un french cancan endiablé (chorégraphie d’Éric Belaud), accentuent le caractère léger et pétillant de l’opéra-bouffe.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Elodie Oriol en cliquant ICI
 
> Opera Online Le mois de décembre amène souvent les directeurs de maisons d’opéra à programmer le même type d’ouvrages, en cette période de fêtes, et en première place les opéra-bouffes de Jacques Offenbach, comme La Belle Hélène à Nancy, Barkouf à Strasbourg ou encore Fantasio à Montpellier. C’est sur Orphée aux enfers que s’est porté le choix de Pierre Guiral, confiant à Nadine Duffaut le soin d’une nouvelle mise en scène, et à Dominique Trottein celui de la direction musicale de l’ouvrage. Ces deux-là n’en sont pas à leur première réalisation ensemble (La Vie parisienne, La Fille du Tambour-Major, Les Mousquetaires au couvent…), et ils ont choisi de mélanger la première version d’Orphée aux enfers, opéra-bouffe en deux actes et quatre tableaux de 1858, avec l’opéra-féérie en quatre actes de 1874.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> ConcertoNet Alors que la restauration de l’Opéra se poursuit en centre-ville afin de respecter les délais (réouverture prévue à l’automne 2019), c’est à nouveau le théâtre provisoire installé à deux pas de la gare TGV qui accueille la nouvelle production d’Orphée aux Enfers (1858) confiée à Nadine Duffaut. On retrouve là une salle plus petite que celle imaginée pour la Comédie-Française (toujours en place à Genève), avec une pente moins soutenue qui donne une impression d’éloignement dès lors qu’on ne se situe pas dans les premiers rangs. Quoi qu’il en soit, la salle sonne assez bien pour convaincre de son maintien au-delà de la réouverture de l’Opéra en centre-ville, notamment pour accueillir plusieurs spectacles du festival de théâtre d’Avignon en juillet prochain. Espérons que l’apport des surtitres ne sera pas omis dans la salle rénovée, afin de donner un confort moderne désormais indispensable.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Florent Coudeyrat en cliquant ICI
 
LA BOHÈME Puccini
> Anaclase Opéra Grand Avignon a passé commande d’une nouvelle production, pour La bohème, montée pour deux représentations dans la salle provisoire Opéra Confluence, pour sa deuxième année d’utilisation pendant les trois ans que doivent durer les travaux de rénovation du théâtre, en centre-ville. Les réalisateurs Frédéric Roels et Claire Servais se demandent dans leur note d’intention « comment raconter à l’opéra une histoire d’artistes pauvres ? » avant de proposer de « faire fi de tout élément spectaculaire du décor… ». Objectif réussi, avec un plateau en effet dépouillé à l’extrême où, plutôt que de la chambre sous les toits des Bohèmes, il s’agit d’un vaste espace nu dans les tons blancs, d’une très grande hauteur sous plafond. L’imagerie traditionnelle de l’œuvre est maintenue, un poêle à droite, Marcello pinceau en main devant sa toile et Rodolfo en poète absorbé par ses pensées.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> Le Bruit du Off La bohème ! Ce simple mot évoque d’emblée l’insouciance, une soif de vivre et de liberté, les amours éphémères, la pauvreté, le rejet de la société bourgeoise. Il évoque la passion artistique et amoureuse et bien d’autres choses encore… Puccini nous immerge au cœur de ce monde parallèle, un microcosme qui ne se reconnaît pas dans cette société bourgeoise et matérialiste de la Monarchie de Juillet, qui se soucie peu du lendemain, qui vit dans le rêve et l’amour de l’Art, jusqu’à se consumer dans les passions les plus ardentes.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> Resmusica Récemment envoyés dans l’espace à Bastille par un Claus Guth pour une fois désireux d’échapper aux confinements lambrissés de Christian Schmidt, les héros de Puccini retrouvent leur mansarde et le célèbre opéra son livret. On a marché sur la Lune ? Objectif Terre ! Terre à terre ? Bien que la sagesse de la lecture de Frédéric Roels et Claire Servais ait ses adeptes, on se passionnera surtout pour la très belle partie musicale qui résonne à l’Opéra Confluence dont le règne touche bientôt à sa fin, la réouverture de l’Opéra d’Avignon (avec La Dame de pique vue par Olivier Py) étant prévue pour l’automne 2020.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Luc Clairet en cliquant ICI
 
> Opera OnLine Comment se couler dans la tradition tout en marquant de sa propre griffe une mise en scène de La Bohème en 2019 ? Avec cette nouvelle production à l’Opéra Grand Avignon, le duo Frédéric Roels / Claire Servais a surtout choisi la carte de la simplicité (et le respect du temps du livret). Aucune relecture savante ou crypto-freudienne ici, mais une mise en place soignée qui laisse respirer les personnages sans jamais les abandonner à eux-mêmes et épouse le rythme de l’action : turbulente au début du premier acte, joyeuse au deuxième, fébrile et tendue au troisième, jusqu’à la mort de Mimi au quatrième, d’une émouvante retenue. Dans une scénographie stylisée, sobre et austère (signée par Lionel Lesire, qui conçoit également les costumes), l’ombre de la mort plane sur tout le spectacle, et l’on ne devra compter que sur la robe rouge de Musetta pour apporter un peu de couleur sur scène, car même le célèbre acte de Momus ne propose aucun décor nouveau, si ce n’est quelques loupiotes tombant des cintres et diffusant un éclairage terne…
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Arts et Spectacles Réaliste, brechtienne dans son approche, rigoureuse parfois, faite de mille petits gestes et de dialogues, de rêves et d’innombrables petites choses qui font la vie de tous jours, leur mise en scène enchantera les uns, irritera les autres. Disons, pour faire simple, que dans la beauté épurée des décors chichiteux, simplets, parfois poétiques (au III surtout car glacial à souhait) de Lionel Lesire, leur réalisation timidement fouillée jusqu’à l’os, d’une gentille vérité crue et nue, sans vérisme outrancier, n’apporte que rarement à l’œuvre de Puccini un éclairage inconnu ou mordant. On cherchera en vain à l’acte II, dont le lever de rideau ressemble à du Ponnelle avec ses choristes en rang d’oignons face au public, tous tentant tant bien que mal de donner vie à une improbable agitation gouailleuse parisienne, gouailleuse parisienne, ce tourbillon de couleurs, de débauche, de sons, d’animation. Le binôme semble finalement plus intéressé par le reste de la partition, les conflits, les rires, les malheurs intimes du quarteron d’artistes et leurs dulcinées.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> Le feuillet de l’Opéra Des scènes charmantes de Henri Mürger à La Bohème de Puccini, l’essentiel est conservé avec l’évocation d’une jeunesse estudiantine nichant dans une mansarde du quartier latin et remettant au lendemain les espoirs déçus du jour. L’argent s’y fait rare, le froid et la faim mordent les corps mais les âmes d’artistes restent légères pour nos quatre joyeux drilles ; un peintre, un musicien, un écrivain et un philosophe. Un propriétaire éconduit faute d’argent, un réveillon au café de Momus où grisettes et artistes se retrouvent, une rencontre entre le poète Rodolfo et sa jolie voisine Mimi, la petite brodeuse phtisique, une chandelle qui s’éteint et le couple principal se forme. En contrepoint, Marcello le peintre et Musetta la volage forment un couple plus volcanique. Le bonheur est là, fragile, fugace, menaçant de s’éteindre à chaque moment. C’est un Paris du XIXème siècle épris de poésie et de passion, un lyrisme musical débordant à chaque mesure, un pathos final qui nous étreint encore et toujours au fil des productions.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Opéra Magazine (Page Facebook) Un Rodolfo souffrant mais ayant tenu à assurer la représentation (Davide Giusti) n’a pas empêché la réussite de la nouvelle production de La Bohème à l’Opéra Grand Avignon : mise en scène sobre et remarquablement éclairée de Frédéric Roels et Claire Servais ; direction musicale toute de lyrisme et de retenue de Samuel Jean, à la tête d’un Orchestre Régional Avignon-Provence en excellente forme ; distribution jeune et homogène, emmenée par la Mimi de Ludivine Gombert, impeccablement chantée et phrasée avec une forme d’ascèse qui surprend d’abord, puis captive, en particulier au dernier acte.
 
> Ôlyrix Dans leur note d’intention, Frédéric Roels et Claire Servais expliquent vouloir « raconter une histoire humaine avec des êtres humains ». Ils travaillent un espace à l’image de l’Opéra Confluence d’Avignon, théâtre éphémère (durant les travaux du bâtiment historique) : brut, fonctionnel, à l’esthétique simple et non décorative. À l’image également du roman d’Henry Murger, Scènes de la vie de Bohème, qui inspira le livret de l’opéra, la mise en scène veut proposer une lecture de cette fresque historique avec un regard détaché et ainsi adopter un langage scénique distancié, citant même le théâtre épique de Brecht, qui invite le spectateur non seulement à vivre des émotions mais aussi à faire preuve d’un esprit critique par rapport à ce qu’il voit sur scène. Il est également intéressant de lire la note dramaturgique de Frédéric Roels, intellectuelle et poétique, analysant les moindres objets et sentiments présents dans l’œuvre. Malheureusement, il semble difficile d’en saisir l’incarnation sur scène. Certes, le contexte du Paris populaire de 1840 est respecté dans les costumes, mais le jeu d’acteur ne présente pas les particularités de l’approche brechtienne annoncée.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
IL MONDO ALLA ROVERSA Galuppi
> Le feuillet de l’Opéra Il Mondo alla roversa a été donné ce week-end pour la première fois en France, depuis sa création en 1750 au Teatro San Cassiano de Venise, et c’est la scène d’Avignon qui a reçu ce trésor baroque sur un livret en trois actes de Carlo Goldoni porté par la musique du compositeur Baldassare Galuppi. Une perle dénichée par Françoise Lasserre qui dirige son orchestre Akadêmia et que le metteur en scène Vincent Tavernier va placer dans un écrin tout à l’italienne. Pour la fable, elle installe son drame burlesque dans une « île des Antipodes », le lieu évoquant d’emblée la contradiction d’un monde renversé, les femmes en effet y dominent des hommes alanguis et obéissants. Trois d’entre elles incarnant des caractères naturellement opposés ; Tullia la raisonnable, Cintia l’ambitieuse et Aurora l’amoureuse, c’est assez pour développer une compétition vers le pouvoir absolu. Les amants respectifs des trois furies ; Rinaldino, Giacinto et Graziozinio conduisent comme ils le peuvent et leurs amours et leurs intérêts. Enfin, le débarquement inopiné de marins sur l’île, Ferramonte à leur tête, farouche gardien de la liberté, conduira le conflit des trois femmes jusqu’à sa résolution « Les femmes qui commandent, c’est un monde à l’envers, qui ne durera jamais » conclut l’ouvrage.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Anaclase Créé en 1750 au Teatro San Cassiano de Venise, Il mondo alla roversa de Baldassare Galuppi, sur un livret de Carlo Goldoni, est une vraie rareté, et il faut d’abord remercier Opéra Grand Avignon de son audace à monter ce spectacle, en coproduction avec Akadêmia et l’Opéra de Reims. Il s’agit d’ailleurs, a priori, de la première française, l’ouvrage ayant toutefois été repris à notre époque pas trop loin de l’Hexagone, comme en témoigne l’enregistrement réalisé il y a vingt ans à Lugano, en Suisse italienne : Diego Fasolis dirigeait son ensemble I Barocchisti et l’on pouvait relever dans la distribution le nom du ténor Davide Livermore… qui a fait une belle carrière de metteur en scène depuis [lire nos chroniques de La Cenerentola, Signor Goldoni, Norma, I vespri siciliani et Adriana Lecouvreur] !
Ce soir, l’opéra est mis en scène par les soins de Vincent Tavernier qui n’a visiblement pu disposer que d’un budget très réduit. Ainsi la scénographie de Claire Niquet se concentre-t-elle sur un grand lit à gauche et un petit praticable en bois au centre. Pendant l’Ouverture, un couple se couche, le monsieur plutôt irascible et la dame plongeant dans ses rêves. À la fin de la représentation, d’une durée de plus de trois heures de musique malgré des coupures de trente minutes environ dans la partition, on retrouve le couple qui s’allonge, comme si toute l’intrigue s’était déroulée en songe.

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> Ôlyrix L’Opéra Grand Avignon redécouvre Il mondo alla roversa de Baldassare Galuppi, œuvre bien plus conservatrice qu’il n’y parait d’abord, portée par un plateau vocal composé de jeunes artistes à découvrir. Voilà à première vue une œuvre osée et militante, créée en 1750 à Venise : le livret de Carlo Goldoni peint un monde dominé par les femmes. Le potentiel satirique et politique d’un tel point de départ est alléchant. Mais la période n’est alors pas au féminisme : la conclusion colle à l’air du temps d’antan, c’est-à-dire qu’il n’y a point de salut sans une autorité masculine. Cette « vérité » est même assénée de manière très directe : « Que ceux qui la voient apprennent à dominer leur femme », « Le monde à l’envers ne pouvait perdurer ». Le livret suit l’évolution de trois femmes : Tulia la sage, l’amoureuse Aurora et la belliqueuse Cintia. La réaction de chacune est passée au crible à chaque évolution de l’intrigue : il en résulte d’importantes longueurs (les rangs se clairsèment d’ailleurs dès la fin du premier acte) que les imposants récitatifs renforcent (annoncé d’une durée de 2h30, l’opéra dure d’ailleurs finalement 3h40). La partition de Baldassare Galuppi ne manque toutefois pas de charmes : les airs enjoués ou furieux, tendres ou guerriers donnent l’opportunité aux artistes d’exprimer leur talent.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Damien Dutilleul en cliquant ICI
 
NUIT HONGROISE
> Classique en Provence Un partenariat tissé avec Armel Opéra Festival a permis à l’Opéra d’Avignon d’accueillir depuis plusieurs années des œuvres et/ou des interprètes qui viennent d’être distingués par un concours international. Cette année la salle éphémère a offert sa scène aux lauréats du concours télévisé hongrois de jeunes talents «Virtuoses». Si les curieux que nous sommes avaient été attirés, justement, par l’annonce d’un programme inédit, « hongrois », en revanche un public plus nombreux aurait sans doute apprécié le programme très « occidental » qui a finalement été proposé. L’Orchestre symphonique Alba Regia, « l’une des meilleures formations musicales de Hongrie », fondé en 1913, est à ce titre l’un des plus anciens ; mené depuis 1999 par son directeur musical Béla Drahos, flûtiste et chef d’orchestre, il anime la vie culturelle de Székesfehérvar sa ville d’origine, mais rayonne aussi à Budapest et au-delà, avec un répertoire qui va du baroque à l’époque contemporaine, incluant oratorios et ballets. Vents et cordes ont mené dans le programme avignonnais un dialogue vigoureux, quoique parfois inégal, sous la baguette du maestro Dàniel Dinyès (un gaucher !). […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
MAM’ZELLE NITOUCHE
> Arts et Spectacles Mam’zelle Nitouche brasse tous les ressorts du comique à partir d’un scénario totalement loufoque: l’oganiste Célestin, professeur de musique au couvent des Hirondelles troque chaque soir sa soutane contre un costume de scène et devient Floridor, compositeur de musique légère et amant de Corinne.
Il a notamment pour élève la jeune Denise de Flavigny, dont la vocation religieuse est plus que défaillante. Elle se fait rebaptiser Mamzelle’Nitouche , devient chanteuse à succès et séduit (sous cette identité) son propre fiancé, le lieutenant des dragons Fernand de Champlâtreux.
Cette histoire à dormir debout a pourtant un fond de vérité. […]

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
PETITE MESSE SOLENNELLE (Rossini)
> Olyrix Le public avignonnais est venu nombreux pour assister à ce concert coréalisé par « Musique Sacrée et Orgue en Avignon » avec l’Opéra Grand Avignon. Avant que le concert ne commence, le recteur de la Métropole Notre-Dame des Doms, Daniel Brehier, présente lui-même le programme comme « une bouffée d’air venue d’Italie, […] une prise de hauteur par le Beau, l’Amour et la Foi ». La première partie est confiée à l’organiste Luc Antonini qui, depuis l’instrument doré qui trône en tribune, fait entendre deux œuvres de compatriotes et contemporains de Gioachino Rossini (1792-1868), Gaetano Donizetti (1797-1848) et Giovanni Morandi (1777-1856), aux mélodies malicieuses et aux effets propres à la vitalité de la musique italienne : autant de caractères qui préparent bien l’oreille à l’œuvre de Rossini, opératique et facétieuse bien que sacrée. Le jeu de l’instrumentiste paraît néanmoins très prudent, limité en souffle comme en liberté de phrasé. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
LES SALTIMBANQUES (Louis Ganne)
Forumopera.com La salle fredonne la valse finale du premier acte « C’est l’amour qui flotte dans l’air à la ronde », connue de chacun, agréable, facile, qui s’inscrit si aisément dans les mémoires. Tout n’a pas été oublié des Saltimbanques, un des derniers fleurons de l’opérette française, au tournant de la Belle époque. Le livret original, savoureux, efficace et frais, était-il désuet, daté, au point de justifier une réécriture de l’essentiel des textes parlés ? La bluette de la gentille Suzon ne suffirait-elle plus ? Mireille Larroche jette un regard lucide et désenchanté sur le monde du spectacle, en particulier au premier acte, où le misérable cirque est à la peine dans un quartier de banlieue. Elle impose une progression inattendue qui nous fait traverser le monde du cinéma, puis celui du show télévisuel, racoleur, au rythme d’une comédie musicale. Les moyens mobilisés sont considérables. La vie constante de la scène, la direction millimétrée des acteurs entraînent l’adhésion : acrobates, jongleurs, choristes, musiciens de scène (orchestre d’harmonie, accordéoniste, contrebassiste) animent l’espace de façon harmonieuse. Les décors, simples et efficaces, les lumières n’appellent que des éloges. Les costumes – remarquables dans leur diversité et dans leurs couleurs – permettent de composer de superbes tableaux aux finales de chacun des actes. Comme l’exige le genre, la polyvalence est de règle : certes les chanteurs chantent, mais ils sont aussi comédiens, danseurs, instrumentistes pour certains, acrobates, comme les choristes qui se joignent au corps de ballet. Les textes parlés, réduits à l’essentiel, font la part belle à la musique et au spectacle. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Yvan Beuvard en cliquant ICI
 
Le Feuillet de l’Opéra Au commencement, il y avait des échafaudages sur fond d’immeubles HLM, et la musique de Ganne. Le quartier de Nanterre était « informe et vide, il y avait » les railleries lancées vers les sales saltimbanques arrivés dans une antique camionnette. Mireille dit : que le spectacle soit ! Et le spectacle fut. Le public vit que la parade était bonne et les comédiens séparèrent le spectacle de l’obscurantisme. Ainsi, il y eut une féérie qui prit vie, « ainsi il y eut un soir », ce fut le premier à nous émouvoir ! […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
Olyrix.com Cet opéra-comique au caractère d’opérette fut un triomphe en son temps, emportant le public dans une aventure des plus farfelues que Mireille Larroche et son équipe revisitent ici jusqu’à réécrire un texte moderne. Enchaînant les tableaux et nombreux costumes colorés très variés, généreuse et dynamique, la mise en scène moraliste veut rappeler la précarité des intermittents du spectacle de nos jours. Elle peut s’appuyer pour ce faire sur la qualité limpide d’une intrigue aux caractères et à l’univers marqué, le tout tournant autour de Suzanne, recueillie et élevée par le couple Malicorne (rappelant les Thénardier) qui dirige un cirque ambulant. En grandissant, elle conquiert le public, la troupe et quelques cœurs dont l’excentrique Grand Pingouin, le clown Paillasse ainsi que le charmant journaliste et comédien André. Suite à une altercation avec ses parents d’adoption et lassée de cette vie, la jeune fille s’enfuit avec ses amis et forme une nouvelle troupe sous la protection du Comte de l’Étiquette. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marjorie Cabrol en cliquant ICI
 
Magazine L’INGENIEUR-CONSTRUCTEUR – numéro 550 L’Opéra Grand Avignon monte l’opéra-comique de Louis Ganne Les Saltimbanques, dont la nouvelle production est confiée à Mireille Larroche, qui actualise le livret et transpose l’action à notre époque, en proposant en particulier une réflexion sur la précarité des artistes. Au premier acte, le cirque se produit ainsi quelque part au pied d’une cité-dortoir, le deuxième est prétexte au tournage d’un film historique sur le débarquement américain, et le troisième se déroule lors d’un cocktail donné par une société de production télévisuelle, visiblement spécialisée dans les shows tape-à-l’oeil. Le spectacle est très réussi, vivant et coloré, agrémenté de numéros de jongle et d’acrobatie, ainsi que des petites chorégraphies vitaminées d’Eric Belaud. Les voix sont peu lyriques, mais correspondent à ce type d’ouvrage léger : Dima Bawab (Suzanne), Ségolène Bolard (Marion), Jean-François Baron (André),
Cyril Héritier (Paillasse), avec une réserve toutefois sur la prononciation du texte, perfectible chez les dames. Pas de réserve en revanche pour la direction musicale de très belle qualité assurée par Alexandre Piquion (Opéra Grand Avignon, le 28 avril 2019).
Compte-rendu signé François Jestin.
 
L’ELISIR D’AMORE (Donizetti)
Olyrix.com Des militaires de l’opération Sentinelle en tenues de camouflage circulent ici à l’intérieur même du théâtre et les spectateurs peuvent reconnaître et constater de très près les modèles de leurs pistolets et fusils d’assaut. Ces soldats pousseront même le zèle jusqu’à aller patrouiller sur la scène alors que le spectacle est déjà bien engagé. Lorsque leur chef se met à chanter la partie de Belcore, on aurait envie d’imiter la candeur du personnage principal Nemorino en admirant (et jalousant) combien l’armée parvient à recruter de tels talents (ou bien à se dire que l’Opéra Grand Avignon a trouvé un moyen de faire des économies substantielles avec un tel personnel multifonctions). Les doutes sont toutefois levés lorsque le reste de la compagnie revient sur scène en tutus (par-dessus leurs tenues militaires réglementaires) et danse un ballet-farandole sur pointes. D’autant que le Belcore a la voix et l’allure rigoureuse et martiale de Philippe-Nicolas Martin, la stature en impose comme la ligne de chant expressive et le timbre charpenté. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Charles Arden en cliquant ICI
 
Forum Opéra Dans la vaste structure de bois qui abrite les représentations de L’Élixir d’amour de Donizetti pendant les travaux de rénovation de la salle de l’Opéra Grand Avignon, qui devraient durer encore un an, tout a été fait pour donner le primat au chant, à la musique et à la comédie. Au service de ce « mélodrame joyeux », une mise en scène lisible et colorée, une direction d’acteurs enlevée et alerte, un livret dont le texte est respecté, et un chant frémissant de jeunesse et d’émotion. Que demander de plus ? Sous la baguette de Samuel Jean, l’Orchestre Régional Avignon-Provence excelle dans ce répertoire, tout en souplesse, alternant virtuosité, apparente simplicité et effets dramatiques, mettant en valeur les timbres des instruments qui rivalisent d’éloquence et de lyrisme. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Fabrice Malkani en cliquant ICI
 
Opéra Online Déjà signataire – dans la cité papale – d’une production d’Orphée et Eurydice (moyennement appréciée) et d’une autre de Carmen (plus inspirée), Fanny Gioria s’affirme comme une bonne directrice d’acteurs avec cette nouvelle production de L’Elixir d’amour de Gaetano Donizetti qui clôt la saison avignonnaise. Aidée de son scénographe Hervé Cherblanc, elle transpose l’action dans une fête foraine où trône une grande-roue immobile, une fête qui apparaît ainsi quelque peu mélancolique… mais finalement à l’image de la comédie douce-amère que narre le livret de Felice Romani. Nemorino y tient un chariot à confiseries tandis que Dulcamara fournit ses fameux élixirs au moyen d’un distributeur automatique de canettes ! (photo). Evoquons aussi l’hilarant moment où les militaires que commande Belcore (ici des membres de l’Opération Sentinelle qui rôdent déjà dans la salle avant le début du spectacle…) troquent leurs treillis pour des tutus, et se lancent dans une chorégraphie loufoque (imaginée par Eric Belaud) qui provoque l’hilarité du public. Les costumes bariolés d’Irène Bernaud apportent, enfin, un supplément de vie et de poésie à ce spectacle très applaudi au moment des saluts. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
BruitduOff La saison « Egalité » de l’Opéra Grand Avignon se clôture donc après un programme lyrique éclectique et riche en découvertes par une nouvelle production de » l’Elixir d’amour » de Donizetti, cette comédie sentimentale d’une remarquable richesse musicale, grand classique du répertoire, dans une mise en scène qui nous permet de retrouver Fanny Gioria qui, dans un registre bien différent, nous avait offert un magnifique « Orphée » lors de la saison dernière (cf. la critique du BDO Tribune du 10 décembre 2017).
Cette comédie, souvent qualifiée de « douce-amère », met en scène au travers de multiples péripéties et états d’âme, le triomphe de l’amour entre le jeune et naïf Nemorino et la belle Adina. Ceci malgré la rivalité d’un beau militaire, le sergent Belcore, et l’escroquerie du retors charlatan Dulcamara avec son élixir magique… mais sans doute aussi grâce à ce dernier. […]

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
 
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