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  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

  • 4ème concours OPÉRA Raymond Duffaut JEUNES ESPOIRS

    Du 26 au 29 septembre 2018

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  • SAISON 2018-2019

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SAISON ÉGALITÉ 2018

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En attendant, vous pouvez télécharger la brochure de saison ICI

La revue de presse

SAISON 2017-2018
 
 
ORPHÉE Gluck-Berlioz
> Le Feuillet de l’Opéra Si Berlioz dépoussière subtilement la partition de Gluck, Fanny Gioria n’est pas en reste pour faire le ménage (osons la métaphore quelque peu triviale) nécessaire dans une mise en scène débarrassée ainsi des encombrants que seraient des décors chargés et des costumes plus ou moins symboliques d’une époque propre à une transposition souhaitée. De fait, Fanny Gioria place idéalement son Orphée dans une intemporalité qui sied parfaitement à l’œuvre elle-même, car de quoi parlons-nous exactement, si ce n’est de l’expression de la sensibilité qui emmène le public vers « une tragédie en musique écoutée d’un bout à l’autre avec une attention continue et un intérêt toujours croissant, faisant verser des larmes jusque dans les coulisses, et excitant dans toute la salle des cris d’admiration » ! (Revue de Paris, 1836)
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Arts Spectacles On ne peut vraiment dire que ce soit une œuvre très populaire. Il est même assez rare de la voir à l’affiche dans nos contrées. Curieusement, l’ouvrage a trouvé, dans cette grange assez intime, un éclat particulier. Si l’on ajoute à tout cela que c’est un opéra relativement peu coûteux pour une Maison à inscrire à son répertoire, on peut deviner ici explications à la démarche. En transposant l’action dans une sorte de « no man’s land » charbonneux, sombre comme un jour sans pain, où des panneaux de verre amovibles renvoient le désespoir des âmes (décors et lumières par Hervé Cherblanc), la metteuse en scène Fanny Gioria, aidée par Elza Briand aux costumes, fait du chantre de Thrace un jumeau moderne d’un Werther déchiré très  » new age « . Plus question ici de mythe ou de demi-dieu mais plutôt un être humain assez proche de nous. Un parti pris assez discutable mais qui se révèle souvent comme une belle réussite picturale.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> Opus 84 Brillante ouverture de la nouvelle salle Opéra Confluence Grand Avignon avec une nouvelle production d’Orphée de Gluck-Berlioz
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Alain Layrisse en cliquant ICI
 
> Anaclase Le théâtre à l’italienne en centre-ville est à présent en cours de rénovation et de mises aux normes, pour les deux saisons à venir, au moins, et l’Opéra Confluence – celle du Rhône et de la Durance –, nouvelle structure provisoire, accueille son premier spectacle lyrique. D’une capacité maximale de neuf cent cinquante places, le nouvel espace est situé en vis-à-vis de la gare TGV, au sud de la cité. Si l’aspect extérieur évoque beaucoup plus un hangar industriel qu’un théâtre, le revêtement de bois à l’intérieur et les quelques réflecteurs du plafond permettent une acoustique de qualité, où l’on n’entend absolument pas les trains passant à 300 km/h mais, en revanche, quelques rares moteurs de voiture tout de même présents sur les moments les plus doux à l’orchestre.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> Le bruitduoff tribune C’est avec curiosité et un peu d’appréhension que le public de l’Opéra du Grand Avignon aborde cette année la saison lyrique avec la création d’Orphée. Curiosité de découvrir cette œuvre immortelle de Gluck revue par Berlioz et chantée en français, version rarement interprétée et peu enregistrée, mais aussi curiosité de découvrir cette salle de l’Opéra Confluence, structure éphémère qui va accueillir pour deux saisons artistiques la plupart des spectacles durant la restauration de l’Opéra historique du centre ville.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> Destimed Pouvait-on envisager meilleure production pour frapper les trois coups d’un Opéra Confluence appelé à se substituer, pendant quelques années, à l’Opéra historique d’Avignon fermé pour cause de rénovation ? En effet, cet « Orphée » de Gluck revu et amendé par Berlioz, mis en scène par Fanny Gioria, présente l’avantage d’un décor unique qui joue sur les effets miroirs, les déplacements du chœur et les chorégraphies intelligentes d’Eric Belaud. Il vient d’être donné avec bonheur à deux reprises dans ce nouveau lieu. Idéal pour débuter la saison au cœur de cette coquille toute de bois brut constituée et dont les fauteuils ont été « chinés » un peu partout, notamment du côté de la Fenice de Venise !
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Michel Egéa en cliquant ICI
 
> OperaOnLine C’est avec Orphée et Eurydice de Christoph Willibald Gluck (dans la version remaniée par Hector Berlioz) que l’Opéra Grand Avignon ouvre sa saison lyrique dans sa salle de spectacle flambant neuve : l’Opéra Confluence (la Durance rejoint le Rhône à quelques centaines de mètres de là…). L’Opéra-Théâtre de la Place de l’Horloge doit subir d’importants travaux de rénovation (pour une durée de deux ans et un budget de 15 millions d’euros), et c’est donc désormais cette salle construite en contre-bas de la Gare TGV qui accueillera les spectacles de l’Opéra Grand Avignon pendant toute la durée des travaux. Une salle d’une capacité moyenne de 900 places qui n’est autre que celle (recyclée) de La Fenice de Venise (réutilisée ensuite à Liège), or la tente extérieure qui n’aurait pas fait le poids face aux caprices du Mistral, et qui a été ici remplacée par une imposante structure en métal pour l’extérieur, et en bois pour l’intérieur (qui offre une acoustique particulièrement chaude et chaleureuse).
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> ProjecteurTV Une odyssée au confluent de la raison et de l’amour. Fils d’Apollon et de Calliope, la Muse de l’éloquence et de la poésie épique, Orphée est un être exceptionnel aux vertus et pouvoirs hors du commun. Charmeur des Dieux de l’Olympe et vainqueur des Sirènes lors de l’odyssée des Argonautes, il est, dans la Grèce Antique, le maître absolu de la parole chantée qui charme toute chose, Dieux, humains, animaux et nature.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jacques Gernez en cliquant ICI
 
 
LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT Varney
> Arts et Spectacles Triomphe de l’opérette à la française lors de la création aux Bouffes Parisiens en 1880 , « Les Mousquetaires au Couvent » s’inscrivent dans la droite ligne de ces pochades musicales ou s’entrecroisent politique, armée, religion en les moquant joyeusement avec ce je ne sais quoi de gentiment anticlérical que n’a jamais même renié notre volatile enchaîné hexagonal. Si l’ensemble se déguste comme un apéritif bien frais sous les platanes de la Place de l’Horloge, une bonne humeur instantanée d’emblée s’installe. A l’origine Varney nous entraine sous Louis XIII en Touraine. Richelieu craint une nouvelle conspiration. Deux fringants mousquetaires amoureux s’emparent des vêtements de deux pèlerins, qui sont en fait les comploteurs redoutés, pour pouvoir pénétrer dans le couvent où sont retenues les dames de leurs pensées.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> OperaOnLine Les Mousquetaires au couvent de Louis Varney, créés à Paris en 1880, se rattachent à l’opérette classique française et conservent, malgré les années, un réel pouvoir de séduction. La production particulièrement réussie de Jérôme Deschamps présentée en 2015 à l’Opéra-Comique (que nous avions vue à la Noël de la même année à l’Opéra de Toulon) en porte témoignage. A l’Opéra Grand Avignon, sur la scène provisoire de l’Opéra Confluence que nous avons découvert il y a un mois à l’occasion d’une nouvelle production d’Orphée et Eurydice, Valérie Marestin a tenté de rajeunir l’ouvrage en le déportant vers des temps plus actuels, les Mousquetaires devenant des militaires de métier, plus précisément des chasseurs alpins venus mettre de l’ambiance dans un petit village montagnard.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Le Feuillet de l’Opéra Encore une fois, c’est d’une main de maître que Dominique Trottein emmène tout son petit monde orchestral vers la bonne humeur et un entrain des plus communicatifs. En effet, dès l’ouverture, le ton d’une soirée festive est donné, soutenu d’emblée en cela par le non moins sémillant ballet de l’Opéra Grand Avignon dirigé par Eric Belaud. Mise en scène par Valérie Marestin, l’œuvre est convertie à une époque plus proche de la nôtre dans des décors simples et naïfs conçus par Hervé Cherblanc tout comme l’est ce petit peuple de pensionnaires joyeuses et espiègles d’un pensionnat. Ici, le noviciat est réformé dans la contrainte d’un mariage arrangé et les mousquetaires mutent en chasseurs alpins. Et si moines, abbé et religieuses restent vêtus de costumes plus représentatifs des exigences d’une époque reculée, ils n’en ont pas moins la vivacité et la drôlerie propres au genre léger de l’opérette.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Olyrix L’Opéra Grand Avignon offre à son tour un peu de légèreté en cette période de fêtes, avec une joyeuse opérette de Louis Varney, Les Mousquetaires au couvent, adaptée et mise en scène par Valérie Marestin, sous la direction de Dominique Trottein. Depuis la fin du mois dernier, l’Opéra Grand Avignon se refait une beauté et a installé ses quartiers dans le théâtre éphémère nommé Opéra Confluence, en face de la gare TGV. Pour cette période des fêtes de fin d’année, il est évidemment de bon ton de proposer un spectacle léger : l’opérette Les Mousquetaires au couvent de Louis Varney (1844-1908).
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Deroeux en cliquant ICI
 
 
DIALOGUES DES CARMÉLITES Poulenc
> Le Feuillet de l’Opéra C’est un public subjugué qui a suivi la première des Dialogues des Carmélites sur la scène d’Avignon ce dimanche 28 janvier. En effet, Alain Timàr, directeur du théâtre des Halles, nous offre dans cette nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon une version épurée et sublimée de cette pièce déjà si forte en émotions. Une mise en scène au service exclusif de l’œuvre semble-t-il, tout geste paraît traduire le sentiment de chacun des personnages, l’aspect matériel a disparu au profit du drame qui progresse avec intensité jusqu’à la tragédie finale. Sur scène, les trois murs sont des écrans blancs où sont projetées des couleurs et des formes propres au « rêve » de Blanche de la Force, et l’alternance du bien et du mal s’y donne dans une esthétique saisissante.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Olyrix La nouvelle production des Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc signée par les soins d’Alain Timàr bouleverse le public avignonnais à l’Opéra Confluence. Ouvrage puissant et doté d’un texte magnifique de Georges Bernanos, Dialogues des Carmélites constitue l’ouvrage lyrique majeur de Francis Poulenc. Le personnage de Blanche, créé en France sur la scène de l’Opéra Garnier par l’incomparable Denise Duval muse du compositeur, apparaît certainement comme l’un des plus simplement beaux du répertoire d’opéra français. Alors que le Théâtre des Champs-Élysées et celui de Caen, après le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles (retrouvez notre compte-rendu), s’apprêtent à effectuer la reprise de la superbe production d’Olivier Py de Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc (la première de l’opéra est fixée au 7 février), l’Opéra d’Avignon affiche une nouvelle production de l’ouvrage le temps de deux représentations, les 28 et 30 janvier 2018. Loin de démériter et sans posséder les moyens conséquents des scènes précitées, la réalisation tant scénique et musicale de ces Dialogues avignonnais est de très haute tenue.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé José Pons en cliquant ICI
 
> Opéra Magazine Après Adalgisa dans Norma à Rouen, il y a quatre mois, nouvelle prise de rôle extrêmement réussie pour Ludivine Gombert. Elle vient d’incarner une intense Blanche de la Force à l’Opéra Grand Avignon, entourée d’une distribution homogène d’où se détache plus particulièrement l’impressionnante Madame de Croissy de Marie-Ange Todorovitch.
 
> Sortir La pièce de Bernanos qui fournit un découpage cinématographique exemplaire (le film de Philippe Agostini sorti en 1961 en fournit un bel exemple), d’une parfaite progression dramatique, raconte simultanément le martyre des carmélites de Compiègne et l’aventure individuelle de Blanche de la Force se confondant au dernier tableau en une scène admirable scandée par le couperet de  » l’Abbaye de Monte-à-Regret « . Dans un lieu scénique à la simplicité enfantine, oppressant dans sa blanche structure de bloc opératoire propice à toutes les expériences de la vie ou de la mort, on retrouve, dans la mise en scène épurée à l’extrême d’Alain Timàr – qui en a décontenancé plus d’un malgré ces projections poétiques, nauséeuses ou intergalactiques – l’énergie, le rythme du docudrame, celui d’une tempête cérébrale au beau contraste entre la fureur sanguinaire de la rue et le calme clos du Carmel.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
> OperaOnline Intenses Dialogues des carmélites à l’Opéra Confluence d’Avignon. Alors que nous venons de découvrir la célèbre production d’Olivier Py (le mois dernier à La Monnaie de Bruxelles) de Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc (spectacle repris au Théâtre des Champs Elysées la semaine prochaine), l’Opéra Grand Avignon tente également l’aventure et en propose une nouvelle production. Pour ce qui la concerne, on comprendra aisément que, dans un domaine régi par la lumière divine, la réussite de l’audio-visuel repose sur une savante maîtrise des éclairages (réglés par Richard Rozenbaum) et des vidéos (signées par Quentin Bonami) : les trois immenses écrans qui délimitent la scène – et qui sont (quasi) les seuls éléments de décor dans cette scénographie totalement dépouillée – en sont le réceptacle. Mais flatter la fibre esthétique du spectateur ne suffit bien évidemment pas à le porter au niveau de réflexion de George Bernanos, le génial librettiste. Alain Timar – directeur du Théâtre des halles dans la Cité Papale à qui a été confiée la régie – en est parfaitement conscient et ménage ainsi savamment quelques prolongements de belle symbolique dont on ne citera que les plus fortes images : l’agonie de Madame de Croissy qui nous vaut une belle image de la foi chancelante, ces mains qui se rejoignent pendant les retrouvailles entre Blanche et son frère, ou cette bouleversante scène finale qui montre les sœurs se débarrasser de leurs habits civils pour mourir avec leurs vêtements de carmélites.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Toute la Culture En effet, le metteur en scène Alain Timar indique dans sa note d’intention qu’à « la fin de la scène 1 de l’acte I se produit un événement majeur : [Blanche] s’endort, la tête reposant sur les genoux de son père. De là, les portes du rêve s’ouvrent… » Faut-il alors comprendre que toute sa vie de carmélite ainsi que les exécutions ne sont qu’un songe, tel Alice rêvant du Pays des Merveilles (en version toutefois moins merveilleuse)? Cela expliquerait l’incohérence de voir Blanche postionnée en avant-scène tandis que l’on entend chanter « Qu’on aille prévenir Blanche de la Force », ou bien lorsque soeur Constance s’interroge sur ce que peut bien devenir Blanche, alors que cette dernière n’est qu’à quelques mètres. Toutefois, cette lecture onirique d’une oeuvre basée sur un événement historique et attesté ne nous paraît pas des plus lisibles et n’apporte finalement rien de très convaincant. Le décor minimaliste voulu par le metteur en scène ne laisse voir que trois écrans géants servant de murs à la scène ainsi qu’une chaise blanche de taille normal pour le père, puis la même chaise en version XXL pour Madame de Croissy, chaise qui se transformera en lit pour sa mort.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Elodie Martinez en cliquant ICI
 
> Bachtrack Elles ne sont pas si nombreuses, en province, les représentations des Dialogues des carmélites de Poulenc. C’est à Avignon que reviennent les félicitations pour avoir affiché l’ouvrage lyrique le plus célèbre du compositeur français créé en 1957 à… Milan. Cette nouvelle production signée par Alain Timár va à l’essentiel : trois murs blancs et de subtiles projections colorées pour habiller l’ensemble. Après avoir annoncé à son père son souhait d’entrer au carmel, Blanche ne quittera plus la scène et apparaît guidée durant toute son initiation par deux personnages muets (l’un en costume blanc, l’autre en noir). Ils sont les responsables de son apprentissage et de son évolution. La mise en scène montre parfaitement cette lente gestation de l’esprit de l’héroïne ainsi que son questionnement intime. Pas d’assimilation à une époque particulière : les costumes sont neutres et soulignent très bien l’intemporalité du propos. À force d’épure on regrettera, peut-être, une trop grande économie dans la proposition scénique d’ensemble qui tend parfois vers l’extrême dépouillement.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Sébastien Herbecq en cliquant ICI
 
> ConcertClassic L’originalité de cette production avignonnaise (limitée à deux représentations) réside pour partie dans la mise en scène d’Alain Timár (le directeur du Théâtre des Halles d’Avignon depuis 1983) qui place la destinée de Blanche de la Force au centre de la tragédie que vont vivre les Carmélites de Compiègne. Rêve ou réalité, l’héroïne dès la fin de la première scène s’endort sur les genoux de son père et l’action se déroule sans qu’elle ne quitte jamais le plateau. Pressent-elle le drame à venir ou bien est-elle la spectatrice distanciée des événements qui se passent sous ses yeux ?
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Michel Le Naour en cliquant ICI
 
> France Musique
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Richard Martet pour Le Club des Critiques pour Le Club des Critiques en replay à 51mn45s en cliquant ICI
 
> Le bruit du Off Dans cette saison lyrique éclectique qui nous donne à voir de nombreuses facettes de l’opéra, l’Opéra Grand Avignon présente une nouvelle production de « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc intéressante à plus d’un titre. Sur les bases d’un texte écrit par Georges Bernanos pour un scénario cinématographique et inspiré d’un fait réel qui vit seize Carmélites de Compiègne guillotinées durant la Terreur, Francis Poulenc, particulièrement impressionné par ce sujet qui le touche profondément dans une période tourmentée de sa vie, compose en 1957 cette œuvre tout à la fois très humaine et d’une grande spiritualité.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> ClassiqueNews L’Ordre du Carmel, créé de fait au XIIe par des ermites sur le Mont Carmel de Palestine au temps des croisades, chassé par la reconquête de Jérusalem par Saladin, cessa d’être érémitique en Europe et devint monastique et mendiant un siècle après. C’est un Ordre contemplatif, voué à la prière. Les turbulences et questionnements religieux du XVe siècle sur les dérives papales et le relâchement des mœurs conventuelles, culminant au XVIe siècle avec la Réforme luthérienne qui met en accusation les accommodements de l’Église avec le monde, entraîne, avec le Concile de Trente (1545-1563) voulu par Charles Quint pour concilier, réconcilier protestants et catholiques, malgré son échec, une Contre-Réforme catholique qui tentera de mettre de l’ordre en la demeure. C’est dans ce contexte polémique entre chrétiens que Teresa de Cepeda y Ahumada, Teresa de Jesús en religion puis sainte Thérèse d’Ávila (1515-1582), première femme Docteur de l’Église, commence à réformer le Carmel : revenir à une étroite clôture, une stricte pauvreté, et « employer beaucoup de temps à l’oraison ». Elle crée des monastères de Carmélites déchaussées et fait appel au jeune Jean de la Croix, écrivain et poète comme elle, le faisant directeur spirituel de son couvent, afin d’en fonder le pendant masculin, les Carmes déchaux.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Benito Pellegrin en cliquant ICI
 
> Maestro Ici il n’y a pas de vrais décors mais surtout de formidables lumières qui sculptent l’espace. On peut aussi à peine apercevoir quelques accessoires. Le grand plateau est entouré de trois murs qui en même temps servent d’écrans géants. Ce dispositif scénique favorise les voix. En fait tout le travail de la mise en scène de Alain Timar est avant tout dans la direction d’acteur : millimétrée, sobre, subtile et approfondie dans le détails. Ceci permet de dessiner de façon encore plus signifiante le parcours psychologique des protagonistes. La sobriété de leur gestuelle et la portée qu’ils donnent au texte souvent tirent les larmes. Toutes les scènes se succèdent avec une impressionnante fluidité. Cette vision est servie par la distribution extrêmement soignée. Tous ces excellents chanteurs seraient à citer mais c’est surtout Ludivine Gombert qui attire l’attention par son incarnation touchante et très engagée, son tissu vocal soyeux et sa maîtrise musicale. Elle est formidable de simplicité et exprime d’une manière bouleversante la déchirure des sentiments de la Blanche de la Force. Elle révèle son humanité. Samuel Jean veille sur l’équilibre entre la scène et la fosse en assurant un soutient attentif et permanent aux chanteurs. On est pleinement convaincu par la cohérence musicale et dramatique de ce spectacle. Le public unanime salue chaleureusement cette réussite.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Leszek Bernat en cliquant ICI
 
 
> Zibeline La mort, le sacrifice, la peur… autant de sujets propres à la condition humaine émergent de cette phrase de Francis Poulenc et seront au cœur de son opéra, Dialogues des carmélites. Blanche de la Force a peur d’une ombre, a peur du monde qui l’entoure et se réfugie au carmel ; la prieure au terme de sa vie a peur de la mort ; Blanche a peur de mourir en martyr… La peur est partout, sourde, tapie dans le moindre recoin de l’âme humaine, elle irrigue la pièce, pruine les mélodies tantôt monochromes, froides, tantôt volubiles, écartelées dans de violents sauts d’intervalles. L’orchestration somptueuse oscille entre sonneries de cuivres flavescentes, accords lumineux, et moments livides, froids, où la peur se fige dans d’archaïsantes mélodies marmoréennes. Le temps est suspendu, ralenti, jusqu’à l’agonie de la scène finale qui voit les sœurs mourir exécutées, les unes après les autres.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christophe Floquet en cliquant ICI
 
 
L’ENLÈVEMENT AU SÉRAIL Mozart
> Le Feuillet de l’Opéra Mozart jeune et amoureux veut épouser sa Constance, il n’a que vingt-cinq ans, quelle meilleure façon que de créer cet opéra contre l’opposition des deux familles ? L’Enlèvement au Sérail y répond au mieux et d’une Constance à l’autre, la symbolique est claire, l’occasion également de mettre en avant les idées toute féministes du jeune compositeur que reprend avec bonheur Emmanuelle Cordoliani. Blonde, entraîneuse alerte, rappelle ainsi avec force à Osmin que Pedrillo ne l’emmène pas, c’est elle « qui part » ! La nuance est subtile mais le sens assuré, les femmes ne sont plus ces petits êtres éternellement mineurs et fragiles sous la tutelle d’un homme, et l’italienne Elisa Cenni qui incarne avec force et sensualité une Blonde des plus déterminées le rappelle dans des vocales amples et vibrantes. En quittant ici une Turquie imaginée par le tout jeune musicien, nous nous installons tout naturellement sur les terrasses d’un cabaret viennois de la fin des années vingt. Emmanuelle Cordoliani place ainsi tout son petit monde dans une de ces soirées très privées du « Sérail Cabaret » où l’on vient s’encanailler à loisir.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Musique en Provence Le sérail du pacha turc, Selim Bassa, transformé en un Sérail Cabaret viennois des années trente, selon le désir le la metteuse en scène Emmanuelle Cordoliani, s’annonçait comme une promesse de vitalité et d’originalité, au service de Mozart.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Francis Pabst en cliquant ICI
 
> Anaclase Selon les soirées, il arrive que les réalisations visuelles d’ouvrages lyriques soient plus ou moins réussies, classiques, novatrices, étonnantes, voire décapantes ou provocatrices. Mais cette nouvelle coproduction du Centre Lyrique Clermont-Auvergne avec les Opéras de Massy, Reims, Rouen Haute-Normandie et l’Opéra Grand Avignon, créée à Clermont-Ferrand au mois de janvier, est un fiasco assez considérable. Dans sa note d’intention, la metteuse en scène Emmanuelle Cordoliani [lire notre chronique du 3 avril 2005] situe l’action dans les années 1930 au « très sélect Sérail Cabaret » où « le Pacha y séquestrerait la Konstanze, sa meneuse de revue ». Soit. Effectivement, on peut lire Sérail Cabaret en lettres lumineuses, à l’endroit et à l’envers, en fond de plateau. Mais pourquoi donc y parle-t-on espagnol la plupart du temps ?
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> OperaOnLine A l’Opéra Confluence d’Avignon, voilà un Enlèvement au sérail qui avait des atouts pour faire passer une bonne soirée au public, et qui laisse finalement une impression d’irritation, voire d’amertume. La faute, une fois de plus, à la mise en scène, confiée ici à Emmanuelle Cordoliani, dont les idées sont tout sauf confiantes dans la musique de Mozart. Pourquoi pas transposer un sérail de fantaisie dans un cabaret des années 30 ? Mais chez Mozart, il faut cependant justifier la métamorphose. Si c’est pour mettre l’intrigue au diapason des préoccupations contemporaines, c’est raté : on regarde les images – nostalgiques ou comiques – des années 30 sans véritable déplaisir, mais avec la même distance que celles de la Vienne de Mozart. Selim Pacha se retrouve tenancier d’un cabaret interlope, Konstanze en est la principale meneuse de revue, Belmonte le crooner de service et Osmin passe un peu par tous les stades, de prestigiateur à celui de Drag Queen…
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Classique en Provence « Trop de notes », déplorait ce faut naïf de Joseph II. « Pas une de trop », répondait le compositeur. Mais dans cette production du Centre Lyrique de Clermont-Ferrand, 20 minutes pour le moins – sans musique – ont été rajoutées inutilement. C’était pourtant une idée fort séduisante, de faire du sérail un « Cabaret » (à l’emblème du croissant, évidemment), et d’y réunir tout un petit monde cosmopolite. Cosmopolite comme l’était la Vienne de 1930, comme l’est aussi la distribution : un chef espagnol installé en Auvergne, une Konstanze américaine installée aux Pays-Bas, une Blondchen italienne, un Belmonte malgache en troupe en Allemagne, un Pedrillo vénézuélien, un Osmin suédois, un Selim comédien français du Cours Florent.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
> Olyrix L’oeuvre mozartienne requiert un véritable geste de metteur en scène. Le Sérail est ici un cabaret viennois, qui concentre les aspirations ambivalentes des années 1930. Son tenancier n’est autre que Pacha Selim, quintessence de l’inquiétante étrangeté orientale. Le spectacle est dans le spectacle, et les deux couples en font partie intégrante. Konstanz mène la revue, Belmonte est crooner, Blonde et Pedrillo assurent les intermèdes comiques. L’enfermement n’y est pas culturel, mais économique. Hollywood et ses fausses lumières des mille et une nuits ne sont pas loin. Son impérialisme culturel est confronté à la multiplicité des langues apportées par la révision intégrale des dialogues du Singspiel mozartien. Le choix du vernaculaire -chanter l’opéra dans la langue du public- s’élargit jusqu’aux vastes dimensions d’une tour de Babel, sinon plus réduites, d’une auberge espagnole. Tous les protagonistes parlent plusieurs langues (du français, au farsi en passant par l’italien), selon la matière sémantique qu’ils apportent à un véritable puzzle linguistique.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Florence Lethurgez en cliquant ICI
 
> Le bruit du Off Suivant un principe original cette nouvelle production de « L’Enlèvement au sérail » nous donne à voir les talents lyriques de demain. Elle est effet l’émanation du 25ème Concours international de chant de Clermont-Ferrand de 2017 ayant pour thème Vienne et cet opéra viennois de Mozart en particulier. Le sujet s’inspire sans aucun doute des fameuses turqueries et de la mode orientaliste en Europe de l’Ouest à cette époque là. Le contexte du sérail n’est cependant pas une pure fiction, il se rattache à des faits réels relatifs à la piraterie barbaresque dont les razzias en mer et sur les côtes méditerranéennes conduisaient fréquemment des européens à être vendus comme esclaves, puis envoyés aux galères, échangés contre rançon ou mis au service d’un pacha comme dans le cas qui nous intéresse.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
 
LE PAYS DU SOURIRE Lehár
> Sortir Dès le premier acte tout est clairement annoncé : « Toujours sourire, le cœur douloureux, et sembler rire du sort malheureux. C’est notre loi : toujours sourire », chante le prince Sou-Chong au lever de rideau de cette opérette créée à Berlin en 1929. Un peu d’histoire pour commencer : le Pays du Sourire n’est ni plus ni moins que la version remaniée, un copier-coller plus raffiné dans la musique et l’esprit, de La tunique jaune, du même compositeur qui raconte une histoire d’amour impossible entre Lisa, une jeune Autrichienne issue de la noblesse, et un prince chinois. Coup de foudre entre les deux protagonistes à Vienne, où l’Asiatique est ambassadeur. Lorsqu’il annonce à sa soupirante son retour dans l’Empire du Milieu pour y devenir Premier Ministre, ni une ni deux, Lisa décide, contre vents et marées, de l’épouser et de le suivre à Pékin.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christian Colombeau en cliquant ICI
 
 
> ForumOpera Dans la salle provisoire de l’Opéra Confluence, où sont donnés les spectacles de la saison 2017/2018 de l’Opéra Grand Avignon, l’orchestre occupe une place importante entre le public et la scène qui, surélevée, semble insérée dans une boîte rectangulaire qui lui donne des aspects de théâtre de marionnettes. Dimension soulignée ce soir, pour Le Pays du Sourire, par une mise en scène qui fait évoluer les personnages comme des pantins dans les très beaux décors de Pierre-Emmanuel Rousseau, qui a conçu également de superbes costumes. La magnificence des couleurs, des images et des textures rend justice à l’opérette « romantique » de Lehár, à la dimension viennoise du premier acte tout autant qu’à la représentation de la Chine traditionnelle des actes II et III. Pour illustrer cette triste histoire de double échec amoureux, de couples que les préjugés culturels et le poids des coutumes ancestrales fragilisent et détruisent sans éteindre pour autant la passion réciproque, la proposition scénique fait le pari d’une dépersonnalisation des êtres.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Fabrice Malkani en cliquant ICI
 
 
> Olyrix En reprenant cette très belle production du Pays du sourire et en la montant avec soin, l’Opéra Grand Avignon ravive nos regrets que le répertoire dit léger soit aujourd’hui quelque peu négligé. Force est de constater que, depuis au moins deux décennies, le répertoire dit léger périclite, monté, à de rares exceptions près, uniquement par les théâtres de province et dans des productions dont le côté traditionnel, pour ne pas dire routinier, cache mal un certain désamour pour des œuvres au nombre desquelles on compte pourtant de vrais bijoux. Offenbach survit seul, ou presque : ses œuvres, y compris certaines assez oubliées, sont régulièrement montées, mais où se rendre pour entendre une Véronique, des Saltimbanques, une Fille de Madame Angot de qualité ? Aux côtés des opéras-bouffes d’Offenbach, nous avons droit, de temps en temps, à une Chauve-Souris ou à une Veuve joyeuse, comme si les répertoires de Strauss (fils) et Lehár se cantonnaient à ces deux seuls titres.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Stéphane Lelièvre en cliquant ICI
 
 
> OperaOnLine A la différence de La Veuve joyeuse, qui parle aussi d’un mariage en porte-à-faux, Le Pays du sourire du même Franz Lehar se veut sérieux. Les personnages souffrent : la comtesse Lisa épouse par amour le prince Sou-Chong, mais les différences culturelles et l’obligation de la polygamie ont raison de leur union. Dans sa version française, mouture retenue par l’Opéra Grand Avignon pour cette coproduction avec l’Opéra de Tours, le livret est de ceux où les clichés se bousculent, mais c’était sans compter sur le travail sensible et intelligent du metteur en scène français Pierre-Emmanuel Rousseau, qui signe également les magnifiques décors et costumes du spectacle.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
 
> Toute la Culture Le site historique de l’Opéra de Grand Avignon étant fermé pour trois saisons en raison d’importants travaux de rénovation, un bâtiment du « théâtre éphémère » a été inauguré en novembre dernier, tout près de la gare de Avignon-TGV. La première saison dans ce théâtre est placée sous le thème général de « Liberté », tandis que les deux suivantes sont intitulées « Egalité » et « Fraternité ».
Sous une « coque » de bois, les 950 places (capacité maximale) en gradin sont installées devant la vaste scène de 470 m² et la fosse d’orchestre de 90 m². La largeur de la salle fait perdre quelque peu l’intimité d’un théâtre traditionnel auquel des amateurs d’opéra sont habitués. En revanche, cela permet une exploration optimale d’espace pour un grand spectacle, type Aïda.
Notre Pays du Sourire, qui a vu le jour à la fin de 2016 à l’Opéra de Tour, n’appartient pas à cette catégorie, mais la mise en scène de Pierre-Emmanuel Rousseau ainsi que ses très beaux décors et costumes y ont eu leur place plus qu’honorable. Le palais autrichien de style art déco du premier acte ainsi qu’un autre palais, chinois imaginaire, des deux derniers actes, sont dessinés avec d’élégantes lignes verticales. Associé à des costumes mi-belle époque mi-empire austro-hongrois et ceux fortement inspirés de peintures traditionnelles de l’Empire du Milieu (comme le portrait d’un empereur qui ressemble à Qianlong, du 18e siècle, en arrière-plan), l’ensemble scénique, très coloré, évoque la dernière faste et la grandeur illusoire d’un monde voué à disparaître, tel le bouquet final de feux d’artifices, dont la beauté est la plus éclatante mais si fragile avant la chute. Cette chute, c’est l’échec d’un amour entre deux individus qui incarnent chacun sa tradition culturelle dont ils sont prisonniers. Sujet étonnamment d’actualité, cent ans après la création de l’opérette…

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Victoria Okada en cliquant ICI
 
 
VANDA Ginoux
> Le Feuillet de l’Opéra Pure merveille que cette perle rare, trop rare du reste, dans un écrin d’éternité ; Le testament de Vanda version opéra dans l’ancien réfectoire des Chartreux à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon. Comment ne pas être captivé, une fois de plus, par le poème de Jean-Pierre Siméon. Écrit sans ponctuation, comme dans un unique et dernier souffle d’agonie, le poème déroule la parole de Vanda, femme sans doute originaire des Balkans, femme immigrée, femme seule avec son bébé « Belette », dans un centre de rétention, en France. À sa « Belette », elle ne laissera pas de nom, perte d’identité nécessaire pour se « fondre dans la masse d’ici », Vanda livre ses souvenirs à l’enfant endormie, la tragédie d’une jeune vie que les hommes seuls savent salir. Et c’est le cri prolongé de la Mater Stabat Furiosa (du même auteur) qui « se tient debout et ne veut pas comprendre » la violence des hommes, leur soif de guerre, leur intolérance infinie. C’est le cri Nawal qui livre à ses jumeaux un autre testament dans les Incendies de Wajdi Mouawad (Le Sang des promesses/2). Des textes pour la scène, parmi tant d’autres aujourd’hui, qui soulèvent les questions d’actualité, celles de la guerre qui anéantit l’individu, de l’identité perdue, de la fuite, de l’impossible intégration, du refus de cette violence faite à celles et à ceux qui n’ont pas choisi de combattre l’Autre.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> Classique en Provence Intimiste, chambriste, opéra de poche, Vanda est tout cela. D’une extrême sobriété dans les moyens visibles : une estrade, une chanteuse, une gambiste, un rideau diaphane, des projections vidéo, et comme « accessoires », une chaise, et un couffin (celui-ci se révèlera, de fait, le nœud narratif). Mais des moyens de coulisses exigeants. Et un rendu scénique qui vous met K.O. Un coup de poing dans l’oreille, dans le cœur, dans la vie. De cette tragédie ordinaire de notre siècle, on ne sort pas indemne. L’émotion est palpable dans la salle : gorges nouées, peut-être une larme furtive, poitrines oppressées, souffles courts. Et à la fin, l’on ne revient pas si facilement à la réalité du quotidien, un quotidien finalement bien douillet chez nous.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
> Journal Zibeline Belette est un bébé sans nom. Vanda, sa mère, réfugiée des Balkans, échouée dans un centre de rétention français, aurait aimé lui donner celui d’Ivo, son amour accompli, là-bas… Mais elle l’a perdu, laissé au pays, brisé par la guerre, mutilé et pendu à un arbre ! Belette est le fruit d’un viol collectif. Vanda chante son périple, en guise de testament, et son passé si lourd à porter qu’elle refuse de le laisser en héritage… Vanda est un opéra de chambre de Lionel Ginoux, repris à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon après sa création à Reims fin 2016. C’est un spectacle bouleversant ! Parce que la jeune mezzo-soprano Ambroisine Bré (Révélation Adami 2017) s’y montre exceptionnelle dans un rôle de femme d’aujourd’hui, au bout du rouleau, perdue et lucide à la fois. Sa performance vocale et théâtrale est la marque d’une grande artiste.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jacques Freschel en cliquant ICI
 
 
LA TRAVIATA Verdi
> Le Feuillet de l’Opéra Au plus près de l’œuvre de Dumas fils et de celle de Verdi, Stefano Mazzonis di Pralafera donne en ouverture de La Traviata la vente aux enchères des biens de sa tragique héroïne. Les acheteurs sont là, assis en rang, muets et demandeurs de colifichets de « la femme perdue » adorée mais également méprisée naguère. Un prélude d’une belle intensité dramatique qui place d’emblée le couple que forment Violetta et Alfredo au cœur de la tragédie. Et c’est de manière rétrospective, dans le souvenir même d’Alfredo, que la fête peut commencer.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marianne Millet en cliquant ICI
 
> OperaOnLine La production de La Traviata qui met fin à la saison 17/18 de l’Opéra Grand Avignon n’est autre que celle signée par Stefano Mazzonis Di Pralafera pour l’Opéra Royal de Wallonie (qu’il dirige). La critique sociale s’y avère plus féroce que jamais, mais, contrairement à d’habitude, le sommet de la cruauté n’est pas atteint avec la diabolique intervention de Germont père. C’est ici beaucoup plus l’inhumanité d’une société tout entière qui est en cause, que les mesquines démarches d’un bourgeois soucieux de considération. Les visages blafards des personnages secondaires et du chœur sont d’un contraste grinçant avec les costumes aux étoffes chatoyantes de Kaat Tilley. Quant au décor, imaginé par Edoardo Sanchi, il se résume essentiellement à un immense boit de lit qui se décline ensuite en de multiples lits, tour à tour celui des amours, d’une orgie, lit d’enfant de Violetta ou encore celui où elle vient agoniser…
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI
 
> Olyrix L’Opéra Confluence d’Avignon offre sa scène aux motifs découpés par l’équipe de Mazzonis di Pralafera à la Violetta de Maria Teresa Leva. Le Germont père d’Ernesto Petti est bien la clé dramatique et lyrique qui ramène et renferme l’héroïne dans les étroites limites des apparences mondaines. Cette reprise d’une production de l’Opéra Royal de Wallonie, d’une des fleurs lyriques du grand bouquet verdien, replace le drame franco-italien (le librettiste Francesco Maria Piave s’inspire de La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils) dans le décorum du « désert peuplé » qu’est le Paris d’une Belle-Époque sans époque.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Florence Lethurgez en cliquant ICI
 
> Anaclase L’Opéra Grand Avignon conclut sa saison lyrique en invitant la production de l’Opéra Royal de Wallonie, créée en 2009 et reprise pour la dernière fois en mai 2016. Le metteur en scène Stefano Mazzonis di Pralafera ne s’est pas rendu à Avignon pour l’occasion, occupé qu’il est ces jours-ci à préparer son nouveau Macbeth dans l’institution belge dont il est également directeur. La réalisation a été confiée à Gianni Santucci [lire notre chronique du 23 mars 2017] qui, sur le plateau de la salle provisoire Confluence, dispose d’un espace plus vaste que celui de la scène liégeoise. Conçus par Edoardo Sanchi, les décors tournent autour de deux concepts principaux : un lit et des rangs de fauteuils de théâtre.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Irma Foletti en cliquant ICI
 
> Le bruit du Off Après une saison éclectique et riche en découvertes l’Opéra Grand Avignon clôture son programme avec ce grand classique qu’est La Traviata, opéra inspiré à Verdi par La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils. On ne présente plus ce thème intemporel et particulièrement actuel d’une femme amoureuse brisée par le poids des préjugés et dont le destin inéluctable est dicté par une société bourgeoise sclérosée et intolérante.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Louis Blanc en cliquant ICI
 
> Projecteurtv L’Opéra Grand Avignon a proposé vendredi 8 juin et dimanche 10 juin à Opéra Confluence, La Traviata, signifiant en italien La Dévoyée, œuvre emblématique de Verdi, l’un des opéras les plus populaires du répertoire lyrique. Cette production met fin à la saison 17/18 de l’Opéra Grand Avignon. Le directeur de l’Opéra Royal de Wallonie Stefano Mazzonis di Pralafera a mis fort judicieusement en scène toute la complexité et le sacrifice d’une femme amoureuse, la scission entre la société et Violetta, seule, face à elle-même et à son destin. La baguette était confiée à Samuel Jean, chef permanent de l’Orchestre Régional Avignon-Provence, qui sut trouver les couleurs et les équilibres sonores dans la salle dite éphémère du Grand Avignon.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu en cliquant ICI
 
> Zibeline Qualifié malicieusement par Verdi de « meilleur opéra en tant qu’amateur », La Traviata est une drogue dure tant ses airs, plus inventifs et addictifs que jamais, se consomment sans modération jusqu’à satiété. Cette « usine à tubes », entrecoupée de chœurs magistraux, vous mène jusqu’au dénouement tragique de l’histoire sans heurts, par la qualité même de son écriture et de sa dramaturgie. L’ouvrage fonctionne presque seul, à la condition sine qua none que l’héroïne, ici Violetta, incarne le personnage et le sublime par une interprétation de haute volée. Et, à en croire l’ovation du public, le contrat fut rempli. Il est vrai que Maria Teresa Leva, forte d’une technique vocale irréprochable, d’une épaisseur quasi wagnérienne, à l’aise dans tous les registres de sa voix -des confins des bas-médiums jusqu’au lumineux contre-mi-, releva le défi allègrement.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Christophe Floquet en cliquant ICI
 
> Classique en Provence Pour bien comprendre La Traviata, il faut partir de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils (la pièce plutôt que le roman puisque Verdi, l’ayant vue à Paris, s’en inspirera). La réalisation de cet opéra a engendré bien des difficultés pour Verdi ainsi que pour son librettiste, Francesco Maria Piave. La Traviata est coupée par la censure de l’époque et la première représentation à La Fenice de Venise est un véritable fiasco. Cette œuvre est souvent incomprise : ce sont les détails les plus touchants qui ont amené Verdi à écrire l’histoire de Violetta, personnage lui-même inspiré par la vraie histoire d’Alphonsine Plessis, dite Marie Duplessis. Dès que Verdi voit La Dame aux Camélias, il est personnellement touché. Il perçoit dans cette pièce le conformisme de la bourgeoisie bien-pensante, conformisme dont il souffre lui-même. En effet, bien que veuf, sa récente liaison avec Giuseppina Strepponi, célèbre chanteuse et mère d’enfants issus d’unions diverses, est perçue comme un véritable scandale dans l’Italie très catholique et bigote de l’époque.
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Geneviève Dewulf en cliquant ICI
 
 
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