Site officiel de l'Opéra Grand Avignon
  • BASTIEN ET BASTIENNE
    BASTIEN ET BASTIENNE

    Samedi 19 Décembre à 16h

    Lire la suite

    À partir de 8 euros

  • LA VEUVE JOYEUSE LEHÁR
    LA VEUVE JOYEUSE

    Dimanche 27 Décembre à 14h30
    Mardi 29 Décembre à 20h30
    Jeudi 31 Décembre à 20h30

    Lire la suite

    À partir de 15 euros

  • (Ré)Ouverture - Saison 2020/2021 - Le programme
    Programme de la saison

  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

Cher Public,

Bonjour à toutes et à tous,
 
Dans le cadre des décisions annoncées par le Président de la République le 24 novembre dernier, l’Opéra Grand Avignon a le plaisir de se préparer à ouvrir à nouveau ses salles aux spectateurs, à partir du mardi 15 décembre.
 
Cependant, nous vous informons que les trois spectacles ci-dessous sont annulés : (suite…)

La revue de presse

SAISON 2020-2021
 
Articles de presse pour :
 
 
JAKUB JOZEF ORLINSKI (contre-ténor) – IL POMO D’ORO
Olyrix.com L’ensemble des artistes offre un rendu sonore très équilibré. La voix de ce chanteur pourtant déjà renommé et très apprécié, sait humblement se fondre dans l’ensemble comme un instrument parmi les instruments. Élancé et expressif sur chaque note, le timbre du contre-ténor demeure homogène sur toute la tessiture et ne dégage aucune difficulté. Possédant une large étendue, démontrée dans sa version de l’air du Scipione de Predieri (“Finchè salvo è l’amor suo”), les graves en voix de poitrine emplissent la salle tandis que les aigus sont brillamment perçants. Les vocalises, sans artifices, sont finement exécutées. Sous les encouragements du public, il termine par trois rappels, notamment par le complexe air de Haendel “Agitato da fiere tempeste”, dont les broderies s’enchaînent facilement. L’Ensemble Il Pomo d’Oro, usuellement dirigé par son chef résident Maxim Emelyanychev, accueille pour ce concert son chef invité, Francesco Corti. Chaque instrumentiste s’en tient à une précision et à une fiabilité sans faille, sans perdre l’autonomie de chaque timbre et mélodie. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marjorie Cabrol en cliquant ICI

 

Ventoux-opera.com C’est la coqueluche du public. Au moins pour celui de l’opéra du Grand-Avignon. Le contreténor Jakob Jozef Orlinski a pu le vérifier ce lundi soir au cours de son concert à Opéra Confluence qui accueillait cette première date du festival Musique baroque en Avignon, cher à Raymond Duffaut, son directeur artistique. Pour le confirmer, il a suffi d’entendre les soupirs et applaudissements quand le chanteur a dégrafé le bouton de sa veste. Ce n’est pas l’hystérie des concerts de Claude François ou Johnny à cette grande époque mais ça y ressemble. Jozef Orlinski et sa capacité à hypnotiser ses dames et faire chavirer les cœurs. Contrairement à ses aînés des années Yéyé qui ont laissé des images de folies collectives, Orlinski est bien vivant et dans le public sous le charme les yeux pétillaient dès qu’il ouvrait la bouche pour une aria ou quand il entamait un pas de deux. Bougre ! il est vrai que l’artiste sait se tenir sur scène, en plus en artiste complet, il ajoute un charisme fou. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Bruno ALBERRO en cliquant ICI

 

Anaclase.com Les artistes ne se font pas longtemps prier pour accorder trois bis. C’est d’abord Händel qui fait son apparition avec Agitato da fiere tempeste tiré de Riccardo Primo, où les vocalises coulent cette fois avec naturel et abattage. Le deuxième bis provient du premier album d’Orliński : Alla gente a Dio diletta, venu d’Il Faraone sommerso de Nicola Fago, est un air plus doux qui lui donne l’occasion de laisser planer la voix sur un souffle avant de reprendre avec force certains petits passages. Devant un public conquis, le concert est conclu par la reprise de Chi scherza con Amor. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé François JESTIN en cliquant ICI

 

Opera-online.com La plupart des airs au programme sont à retrouver dans l’album que notre collègue a abondamment détaillé dans sa chronique, et nous ne reviendrons que sur ceux qui nous ont le plus touché ou impressionné. Incroyablement cabotin, le contre-ténor ne cesse de faire le pitre entre deux morceaux, cherchant toujours la complicité du public en faisant des grimaces ou en lançant des interjections. On sent qu’il a besoin de la scène pour s’exprimer pleinement et ne reste d’ailleurs jamais en place, même quand il délivre un air triste ou langoureux. Et ses qualités sont nombreuses, outre une présence magnétique qui instaure un contact immédiat avec le public. La voix est longue, relativement puissante, avec un timbre de toute beauté. Excellent musicien, qu’aucune difficulté ne rebute, le contre-ténor polonais n’hésite pas à se lancer dans les vocalises les plus exacerbées, comme dans l’air Odio, vendetta, amor extrait de Don Chisciotte in sierra de Francesco Bartolomeo Conti. Mais il impressionne (et émeut) plus encore quand il s’attaque à des arias plus élégiaques et expressives, où il s’agit d’approfondir un poème en en saisissant les nuances les plus subtiles pour faire naître l’émotion : c’est particulièrement le cas avec l’air Crudo amor, non hai pieta extrait du Claudio Cesare de Giovanni Antonio Borettti, pour n’en citer qu’un… Les variations et traits acrobatiques de son premier bis Agitato da fiere tempeste (extrait de Riccardo Primo de Haendel) ramène le virtuose, qui met l’audience dans sa poche en un tournemain. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Emmanuel Andrieu en cliquant ICI

 

L’HISTOIRE DU SOLDAT (Stravinsky)

 

Olyrix.com La chorégraphie signée Eugènie Andrin de ce pacte faustien (dans les décors et lumières de Laurent Castaingt), plonge dans une chambre d’enfant. Actualisant là aussi le drame, vers le contexte post-Seconde Guerre Mondiale, le soldat est réincarné en enfant, se réveillant et jouant dans sa chambre. Sur un enregistrement de l’œuvre avec les récitants de la Comédie-Française (Didier Sandre, Denis Podalydès et Michel Vuillermoz dont nous avons rendu compte de la prestation en direct) ainsi qu’un ensemble instrumental dirigé par Jean-Christophe Gayot et Olivier Charlier au violon soliste, les danseurs du ballet de l’Opéra Grand Avignon incarnent et illustrent les personnages dans un moment de grâce hors du temps. L’imaginaire de l’enfant-soldat (Anthony Beignard) se développe dans une forme hautement poétique et humaine à travers plusieurs tableaux représentant les rêves et réveils du bambin. Sous les paroles rythmées et soutenues des interprètes, les échanges avec le Diable (Ari Soto) déguisé en clown sont intenses, les pas avec la Princesse (Anne-Sophie Boutant) revisitée en Marilyn Monroe sont doux et délicats, les autres scènes notamment avec les interventions de la poupée (Aurélie Garros) en fiancée, le fiancé (Paul Gouven) et la mère (Noémie Fernandes) offrent un résultat remarquablement contrôlé, aisé et riche. Des scènes de groupes rassemblant les artistes solistes viennent compléter les épisodes. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marjorie Cabrol en cliquant ICI

 

LE MESSIE DU PEUPLE CHAUVE (E.Breton)

 

Olyrix.com La planète se venge de la déforestation en faisant tomber les cheveux des hommes : c’est sur cette invention métaphorique que cette œuvre se déroule comme nous vous le détaillons dans notre grand article de présentation dédié à cette création. La métaphore écologiste nourrit très différemment le discours musical et la narration visuelle dans cet opéra. Le plateau reste en effet très sombre, à l’image de l’enchaînement des événements un peu tirés par les cheveux, voire tombant comme un cheveu sur la soupe. Heureusement, l’histoire revient en fait dans le giron bien connu et partagé par plusieurs croyances d’un Messie arrivant sur Terre et finissant son combat dans le sacrifice face aux gouvernants du moment. Le Messie de ce peuple chauve cite même Jésus en prononçant « Ne me touchez pas » ainsi qu’une phrase ayant inspiré des chefs-d’œuvre musicaux (notamment baroques) par le passé : « Tout est accompli ». Le Messie meurt ici, ou plutôt chute (de cheveux) devant le Président, abattu d’un coup de pistolet par le service de sécurité lors de l’Assemblée des Nations-Unies (équivalent contemporain du Christ crucifié après son passage devant Ponce Pilate). Le metteur en scène Charles Chemin compose un univers sombre pour d’autant mieux l’illuminer : il signe en effet la lumière, ce qui est une évidence pour ce compagnon de néons de Bob Wilson. Outre un immense lustre aux tubes lumineux modulés avec la musique dans les intensités et les couleurs, il suit le Chemin de Wilson dans l’élégante lenteur des déplacements d’acteurs, ramenant l’intrigue dans un caractère obscur qui traduit l’extinction de la planète en cours. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Marjorie Cabrol en cliquant ICI

 

Lyrica-massilia : Le messie du peuple chauve est une allégorie dystopique à mi-chemin entre la Divine Comédie et Brasil, où Simon espèce de Sam Lowry frappé d’alopécie comme tant d’autres (combien de millions sommes-nous chantent-ils) par la fureur vengeresse de notre planète, portera la révolte contre les dirigeants de ce monde… on ne provoque pas impunément notre Terre en pratiquant une déforestation folle sans être à l’abri de sa colère, n’est-ce pas… les cheveux, ce sont les arbres, les cheveux sont les racines, c’est l’herbe, c’est la terre chantent-ils encore… la portée écologique du livret, remarquablement adapté par Eric Breton est patente, mais les allusions spirituelles, fort nombreuses, en font une œuvre à la dimension mystérieuse bien plus vaste. Quel chemin se doit de parcourir l’homme afin d’atteindre sa liberté ?

La partition est efficace, riche et colorée, le rythme épouse les contours et l’intrigue du livret. Elle est servie par un orchestre réduit, masqué mais précieux, dont la direction s’est avérée fort précise.  Le chœur de l’opéra du Grand Avignon déambule et se déplace dans une mise en scène juste et minutieuse, ses ballets aussi. Les lumières, les jeux d’ombre subtils, les décors dépouillés et les costumes à l’austère simplicité participent grandement à l’ambiance si particulière, par moment inquiétante et dramatique de l’œuvre. […]
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu signé Jean-Marie Cabot en cliquant ICI

 

 

Pour plus de compte-rendus, rendez-vous sur Facebook et Twitter