Site officiel de l'Opéra Grand Avignon
  • Ouverture Opéra Grand Avignon

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    Vendredi 22 octobre à 20h30

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    À partir de 6€

  • 6ème concours OPÉRA JEUNES ESPOIRS Raymond Duffaut

    Samedi 23 octobre 2021 à 14h30 demi-finale
    Dimanche 24 octobre 2021 à 14h30 finale
    Opéra Grand Avignon

  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

PETER GRIMES (Benjamin Britten)

Date / Heure
Date(s) - 15/10/2021
20:30 - 23:00

Emplacement
Opéra Grand Avignon

Catégories


Opéra en deux actes avec prologue (1945)
Livret de Montagu Slater d’après du poème de The Borough de George Crabbe
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Direction musicale Federico Santi,
Mise en scène Frédéric Roels,
Scénographie Bruno de Lavenère,
Costumes Lionel Lesire,
Lumières Laurent Castaingt,
Assistante à la mise en scène Nathalie Gendrot.

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Peter Grimes Uwe Stickert
Ellen Orford Ludivine Gombert
Captain Balstrode Robert Bork
Auntie Cornelia Oncioiu,
First niece Charlotte Bonnet,
Second niece Judith Fa,
Bob Boles Pierre Derhet,
Swallow Geoffroy Buffière
Mrs. Sedley Svetlana Lifar
Reverend Adams Jonathan Boyd
Ned Keene Laurent Deleuil
Hobson Ugo Rabec
Fisherman Jean François Baron
Fisherwoman Clelia Moreau
A lawyer Julien Desplantes
1° et 4° burgess Saeid Alkhouri
2° et 6° burgess Pascal Canitrot
3° et 5° burgess Gentin Ngjela
Solo de Zyta Syme

Orchestre National Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon

avec la participation du
Chœur de l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie
Directrice Valérie Chevalier, Cheffe de chœur Noëlle Gény
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Nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon En coproduction avec l’Opéra de Tours et Theater Trier
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Peter Grimes : un opéra du monde d’après
Peut-on revenir après 250 ans d’absence ? Ce fantôme est celui de l’opéra britannique, quasi disparu des scènes après Henry Purcell. En juin 1945, quand Benjamin Britten présente son premier opéra à Londres, on s’interroge : faut-il se remettre à écrire des opéras en langue anglaise ? La Seconde Guerre Mondiale s’achève à peine et l’on peut également se demander si composer un opéra tout court possède encore un sens.
Qu’arrive-t-il après le drame ? Le jugement.
Qui est innocent ? L’innocence existe-elle seulement ? Il y a bien l’enfance, mais l’enfance est meurtrie, morte. Assassinée ? Cherchons vite un coupable… Les langues se délient dans les villages, la rumeur enfle comme une lame de fond qui s’apprête à engloutir un navire. Un pêcheur bourru aux rudes manières nommé Peter Grimes possède la mine patibulaire d’un coupable. Mais l’opéra se garde bien de livrer la clef de l’affaire. Le cadre se veut plus anglais que les pelouses de Buckingham Palace : on le connait grâce à Turner, ce sont les côtes du Suffolk battues par les vents marins, à l’est du Royaume-Uni, et leurs ports de pêche. Pour raconter cette histoire toute de sel et d’iode, Britten convoque un illustre romantique national : George Crabbe, poète favori de Jane Austen et auteur de The Borough (« Le Bourg », 1810), drame inspiré de son village natal Aldeburgh – où justement Britten s’est installé pendant la guerre et fondera un festival de musique en 1948, demeuré célèbre.
Avec Peter Grimes, on se croirait au cinéma. Dix solistes campent les villageois : le pêcheur, le prêtre, la tenancière du troquet, le juge, l’apothicaire… Un grand chœur, aux avis plus dévastateurs qu’une vague fouettée par la houle, et de magistraux interludes à l’orchestre rythment une marée musicale où les tempêtes intérieures de Grimes se noient dans le ressac des commérages.

Frédéric Roels propose une transposition de Peter Grimes dans les années 1970. Un temps plus proche de nous, mais un temps où les villages sont encore isolés, où le qu’en dira-t-on est roi