Site officiel de l'Opéra Grand Avignon
  • Temps fort de la saison
    MIDI à l’Opéra !

    5 novembre 2021
    3 décembre 2021
    21 janvier 2022
    11 mars 2022
    3 juin 2022

    Lire la suite

    Entrée Libre

  • Storm
    [Reporté] STORM – EMILIO CALGANO

    Samedi 19 Février à 20h30
    Dimanche 20 Février à 16h

    Lire la suite

    À partir de 15€

  • Le Feuillet de l’Opéra

    Blog signé Marianne Millet

LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE (Hervé)

Date / Heure
Date(s) - 31/12/2021
20:30 - 23:00

Emplacement
Opéra Grand Avignon

Catégories


Opéra bouffe en trois actes de Louis-Auguste Florimond Ronger dit Hervé. Paroles d’Henri Chivot et Alfred Duru.
L’opéra fut représenté pour la première fois au théâtre des Bouffes-Parisiens le 17 novembre 1866 puis remanié en 1872.
Il est recréé en 2015 à l’opéra national de Bordeaux par le Palazzetto Bru Zane et la compagnie Les Brigands.
 

Direction musicale Christophe Talmont
Adaptation et mise en scène Jean-François Vinciguerra
Décors Dominique Pichou
Chorégraphie et assistante à la mise en scène Estelle Danvers
Costumes Amélie Reymond
Lumières Geneviève Soubirou
Etudes musicales Ayaka Niwano

Merlin II Jean-François Vinciguerra
Mélusine Laurène Paternò
Le Duc Rodomont Jacques Lemaire
Princesse Angélique Jenny Daviet
La Duchesse Totoche Sarah Laulan
Roland Marc Van Arsdale
Médor Blaise Rantoanina
Adolphe Sacripant Richard Lahady
Ogier le Danois Joé Bertili
Lancelot du Lac Timothée Varon
Renaud de Montauban Yvan Rebeyrol
Amadis de Gaule Maxence Billiemaz
Fleur de Neige Estelle Danvers
Orchestre National Avignon-Provence
 
Opérette pour fous du roi
Le XIXe siècle demande du Moyen-Âge ? Hervé va lui en donner ! Mais attention, la noble tradition épique française va en prendre pour son grade, inutile d’astiquer les cottes de maille. Ça décoiffe sous les heaumes des chevaliers de la table ronde, catapultés en plein Second Empire. L’enchanteresse Mélusine est une bonimenteuse de marché bradant ses poudres de perlimpinpin en solde… Merlin s’annonce comme un « droguiste, dentiste, maître d’école, parfumeur, légiste, chimiste, avocat, barbier, enchanteur »…
On l’a compris, la machine à voyager dans le temps nous emmène davantage à Kaamelott que chez Chrétien de Troyes. Exhumé des oubliettes de l’histoire il y a quelques années, ce joyau d’opérette est taillé en 1866 de la main d’Hervé, le rival de Jacques Offenbach sur les scènes bouffes parisiennes, et s’apparente à un Orphée aux Enfers médiéval. Qui est cet énergumène que nous avons tiré des basses-fosses de la postérité ? Hervé, Mesdames et Messieurs, n’est rien moins que le père de l’opérette, qu’il invente dans les années 1840 pour adoucir les mœurs des aliénés de Bicêtre. Tout un programme… Musicothérapie visionnaire, surréaliste avant l’heure, le style comico-virtuose de celui qui se surnomme « le compositeur toqué » détonne par sa folie des grandeurs.
Puristes s’abstenir, on est venu pour rire. Mais rire potache avec panache ! La pochade entend, au milieu des mélodies populaires pétillantes, faire jaillir des morceaux de bravoure. La vocalise escalade les notes… et tralala piou piou.
Les preux chevaliers Roland, Lancelot du Lac et Amadis des Gaules s’affrontent lors d’un tournoi devant le roi Rodomont. L’enjeu de la joute : pour le vainqueur, deux flambeaux d’argent, en deuxième prix, une montre et pour le troisième, en guise de lot de consolation, la main de la princesse Angélique – puisque les prétendants ne se pressent pas au pont-levis, « et pourtant elle est blonde », s’étonne son père…

***
Le spectacle restitue à merveille l’humour de la pièce fondé sur les anachronismes dans une fête médiévale pleine de surprises.
 
Production de l’Opéra de Lausanne